En photo: Perdre la tête

Photo: Agence France-Presse (photo)

Un dessin représentant une tête de guerrier maori que la justice française refuse de retourner en Nouvelle-Zélande. Elle a en effet invalidé une décision de la Ville de Rouen en faveur de la restitution à la Nouvelle-Zélande d'une tête momifiée de guerrier maori figurant dans les collections de son muséum.

Dans un arrêt en date du 27 décembre, le tribunal administratif de Rouen, saisi par le ministère de la Culture, a annulé la décision du conseil municipal en estimant que la Ville aurait dû au préalable consulter la commission scientifique chargée d'examiner les demandes de sortie de «pièces» des collections publiques nationales. La Ville considère que cette tête tatouée et momifiée, don d'un particulier à son muséum d'histoire naturelle au XIXe siècle, fait partie de «restes humains» et ne doit donc pas faire l'objet d'un droit patrimonial quelconque. L'État estime en revanche qu'en vertu de la loi de 2002, on ne peut aliéner un élément de collection publique qu'après décision d'une commission spécialisée. La restitution de la tête de guerrier maori avait été suspendue en octobre par la justice administrative française saisie en urgence par la ministre.

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