Arts visuels - Diane Landry reçoit le nouveau prix Giverny Capital

Une nouvelle récompense prestigieuse fait son entrée dans le monde des arts visuels. Le tout premier prix Giverny Capital a été décerné hier à l'artiste Diane Landry.

Deux bons coups, donc. D'abord la distinction elle-même, issue du secteur privé, est accompagnée d'une bourse de 10 000 $, ce qui dépasse la plupart des subventions que peut recevoir un artiste. Non seulement la société Giverny Capital et son président François Rochon gèrent-ils des portefeuilles depuis 1993, mais ils colligent aussi une importante collection d'art actuel québécois depuis 2000.

Le prix en est en quelque sorte le prolongement. La récompense sera décernée tous les deux ans. L'entreprise souhaite ainsi encourager l'excellence, l'originalité et la force créatrice de l'art contemporain québécois.

L'autre bon coup fut de récompenser Diane Landry, artiste du multimédia, de performances et d'installations, qui vit et oeuvre à Québec. Son travail, qui repose sur le recyclage d'objets d'usage quotidien pour en faire jaillir d'autres significations, vocations et valeurs, a été présenté au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Argentine, en Australie et dans plusieurs pays d'Europe. Elle profitera en 2008 d'une résidence de six mois au studio du Québec à New York, offerte par le Conseil des arts et lettres du Québec.

Le jury qui a désigné la lauréate de cette première mouture du prix était composé de trois conservateurs, Nathalie de Blois du Musée national des beaux-arts du Québec, Stéphane Aquin du Musée des beaux-arts de Montréal, Mark Lanctôt du Musée d'art contemporain de Montréal, ainsi que de la directrice de la galerie de l'UQAM, Louise Déry, et du directeur de la Fondation Guido Molinari, Gilles Daigneault.