Photo police - Le Musée populaire de la photographie de Drummondville présente l'exposition Délit d'apparence

Le Musée populaire de la photographie de Drummondville présente, à compter de cette semaine, Délit d'apparence, une exposition consacrée aux portraits de criminels et supposés criminels. Dès le XIXe siècle, les services de police produisent des fiches signalétiques qui comportent notamment des photographies. Le double portrait — de face et de profil — accompagné d'une description morphologique, est devenu un genre reconnaissable entre tous... Une simple photo de ce type et vous voilà d'ailleurs criminel, assurément!

Alphonse Bertillon, un des premiers théoriciens de la photographie judiciaire, développa un code de procédures pour uniformiser les poses, l'éclairage et les formats de papier à utiliser pour produire les tirages de ces photographies si particulières. Mais est-il vraiment possible de photographier quelqu'un selon les méthodes de la police de sorte qu'il soit tout à fait ressemblant et, surtout, reconnaissable? La photographie judiciaire pose de plein fouet la question de la ressemblance de la photographie avec le sujet...

Ces questions et bien d'autres sont abordées dans le cadre de cette exposition. Plusieurs exemples de photos policières, notamment celles prises lors de la Crise d'octobre 1970, sont présentées au public. Gérald Godin ou Gaston Miron, sous les traits de dangereux criminels, c'est déjà quelque chose à voir! L'exposition Délit d'apparence est présentée jusqu'au 30 juin.