Vente d'art record en vue à Londres

Londres — Les maisons d'enchères Sotheby's et Christie's ont annoncé hier s'attendre à de nouveaux records la semaine prochaine pour des ventes proposant des toiles datant du XIXe siècle jusqu'à nos jours, prévues la semaine prochaine à Londres.

Sotheby's et Christie's vont se faire concurrence en proposant un large éventail d'oeuvres allant de peintures d'Henri Matisse, Paul Gauguin et Pierre-Auguste Renoir jusqu'aux graffitis de l'artiste contemporain Banksy, originaire de Bristol (sud de l'Angleterre).

Sotheby's est allée jusqu'à dresser une vaste tente sur une place du centre de Londres pour éveiller l'intérêt des acheteurs potentiels, au nombre desquels sont attendus les financiers de la City de Londres, aux portefeuilles bien remplis grâce à leurs bonis de fin d'année.

Les quatre journées de ventes d'art contemporain, moderne et impressionniste proposées par Sotheby's pourraient déboucher sur des ventes totales de 140 millions de livres (environ 323 millions $CAN).

«Ce sont les ventes avec la valeur la plus haute jamais atteinte en Europe», a assuré le porte-parole de Sotheby's Simon Warren.

La maison mettra notamment aux enchères 23 oeuvres allemandes et autrichiennes, dont des pièces d'Egon Schiele et Wassily Kandinsky, d'une valeur combinée de 17 millions de livres (environ 39 millions $CAN). Sotheby's propose aussi des oeuvres de Bansky, dont les graffitis insolents ont déjà été achetés par des stars comme l'actrice américaine Angelina Jolie.

Christie's, de son côté, annonce sa semaine la plus importante jamais tenue de vente d'art impressionniste, moderne et contemporain, avec des oeuvres d'une valeur totale estimée à 148 millions de livres (environ 342 millions $CAN).

Au nombre des perles de cette vente, l'Étude pour portrait 2 de Francis Bacon, estimée à 12 millions de livres (environ 27,7 millions $CAN), une toile qui n'a pas été présentée au public depuis 1963.

La semaine dernière, une vente d'objets précieux ayant appartenu à l'ancien roi de Grèce Georges Ier avait déjà largement dépassé les prévisions et, l'an passé, des enchères d'art russe avaient battu des records.