Vente de liquidation de Parachute

La revue d'art Parachute, qui a suspendu sa publication, liquide ses bureaux montréalais aujourd'hui et demain. La «vente de garage» publicisée dans le milieu de l'art contemporain au cours des derniers jours promet «à de très bons prix» des collections et numéros de la revue, dont le tout dernier, le 125e de la série, des oeuvres d'art, des meubles et des ordinateurs.

Faut-il y voir un signe de plus que la suspension, présentée comme «temporaire», de la publication pourrait finalement s'avérer définitive? «Pas du tout, répond Chantal Pontbriand, directrice-fondatrice de Parachute. Cette vente ne change rien à l'arrêt temporaire. Au contraire, elle stimule la réflexion sur le temps passé et l'organisation du travail au sein de la publication.»

La revue bilingue, fondée en 1975, demeure la plus prestigieuse en art contemporain du Canada. Seulement, pour poursuivre ses activités, la directrice affirme avoir besoin de 100 000 $ de plus par année, soit l'équivalent de la moitié des subventions annuelles étatiques actuelles.

La décision de saborder la petite institution a choqué dans le milieu de l'art contemporain. La critique la plus courante reproche tout simplement à Mme Pontbriand de ne pas avoir laissé la place à une autre équipe qui aurait pu tenter de se débrouiller avec les contraintes budgétaires.

La recherche d'appuis se poursuit. Parachute vient de faire paraître sur le site de diffusion spécialisé e-flux.com, un communiqué expliquant sa situation.

La vente de liquidation débute aujourd'hui à midi et se poursuit jusqu'à 19h au 4060, boulevard Saint-Laurent, bureau 501, à Montréal. L'activité reprend demain de 10h à 17h.