Les luttes d'hier à aujourd'hui

Plusieurs luttes ont été menées par le RCAAQ en 20 ans d'existence. Dès la fin des années 1980, le Regroupement a dû agir devant la menace du gouvernement de Robert Bourassa de couper dans le budget du ministère des Affaires culturelles. «Le monde des arts a formé une coalition dont la présidente du RCAAQ de l'époque, Dominique Guillaumant, était l'un des piliers. La coalition faisait pression auprès du gouvernement pour non seulement empêcher la coupure, mais également pour faire augmenter le budget de la culture à 1 % du budget de l'État. Le gouvernement Bourassa a finalement accordé 1 % à un nouveau ministère regroupant la culture et les communications», se souvient le directeur général du RCAAQ, Bastien Gilbert.

Dans les années 1990, le RCAAQ suivait de près la modification de la Loi sur les droits d'auteur. «Entre autres, nous travaillions à ce que les photographes ne fassent plus exception à la loi. Généralement, toutes les oeuvres d'un artiste sont couvertes par le droit d'auteur 50 ans après sa mort. Pour les photographes, c'était la photographie qui était couverte pendant 50 ans. Donc, des photographes vivants voyaient leurs oeuvres devenir libres de droits. C'est changé maintenant et aujourd'hui, le dossier des droits d'auteur est entre les mains du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec [RAAV]», précise M. Gilbert.

Aujourd'hui, le RCAAQ se bat toujours pour que les gouvernements soutiennent davantage les artistes. Le regroupement est partenaire du Mouvement pour les arts et les lettres (M.A.L.) depuis sa fondation en 1999, et ensemble, ils font pression sur le gouvernement du Québec pour augmenter les sommes allouées au Conseil des arts et des lettres du Québec. Le budget est passé de 45 à 72 millions de 1999 à aujourd'hui.

Depuis l'an dernier, le RCAAQ milite aussi avec la Coalition canadienne des arts pour que le Conseil des arts du Canada reçoive davantage de fonds. «Nous avons eu un certain succès. Le budget a été augmenté de 30 millions sur deux ans, mais ce n'est pas suffisant. Bientôt, nous allons lancer une campagne avec la Coalition et le M.A.L. qui comprendra d'autres grandes revendications», conclut M. Gilbert, sans toutefois vouloir en dire davantage.

À voir en vidéo