Maurice Raymond s’éteint

Le peintre Maurice Raymond s’est éteint lundi des suites d’une longue maladie qui a mis fin à une vie placée tout entière sous le signe de la création, pouvait-on lire hier sur son site Internet. L’artiste aura été actif pendant plus de 60 ans, n’hésitant pas à multiplier les approches stylistiques et les techniques: huile, aquarelle, gouache, fusain, crayon comté, pastel de cire ou collage.

Parmi ces réalisations figurent des illustrations parues dans le journal La Province, quelques timbres pour la Société Saint-Jean-Baptiste, une bande dessinée illustrant le roman La Campagne canadienne, une contribution à la réalisation de murales pour le Pavillon canadien à l’Exposition universelle de New York, en 1939, et la décoration de l’église de Saint-Henri en collaboration avec Stanley Cosgrove et Raymond Pelus.
Né en 1912 dans le quartier Saint-Henri, Maurice Raymond a étudié à l’École des beaux-arts de Montréal de 1930 à 1936. En 1941, une bourse d’études le mène aux États-Unis, où il passera un an. À son retour, il est engagé comme professeur de composition picturale à l’École des beaux-arts de Montréal. Il y côtoiera Stanley Cosgrove, Alfred Pellan, Albert Dumouchel, Jacques de Tonnancourt, Jean Simard, Jacques Folch-Ribas, François-Marc Gagnon, Claude Jasmin, Robert Élie et bien d’autres.
Sa carrière le mènera également en Europe, notamment en France, en Grande-Bretagne et en Italie. En parallèle, Maurice Raymond entreprendra en 1970 des recherches sur la couleur qui déboucheront sur la publication, en 1977, de Fixité relative des principales matières picturales. Il aura poursuivi sa production picturale jusqu’à ce que la maladie l’interrompe, en 1996.

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