Le Québec brille aux prix Écrans canadiens

«Les affamés», avec Monia Chokri (notre photo), figure parmi les quatre productions québécoises sur sept films canadiens en lice dans la catégorie du meilleur film.
Photo: Corus Publicity «Les affamés», avec Monia Chokri (notre photo), figure parmi les quatre productions québécoises sur sept films canadiens en lice dans la catégorie du meilleur film.

L’Académie canadienne du cinéma et de la télévision a dévoilé mardi les finalistes de l’édition 2018 des prix Écrans canadiens. En télévision, mais surtout en cinéma, les artisans québécois s’imposent. Ainsi, quatre des sept productions figurant dans la catégorie du meilleur film sont québécoises : C’est le coeur qui meurt en dernier, d’Alexis Durand-Brault, Les affamés, de Robin Aubert, Ava, de Sadaf Foroughi, et La petite fille qui aimait trop les allumettes, de Simon Lavoie.

Maudie, d’Aisling Walsh, aussi citée à la meilleure réalisation, de même que Never Steady, Never Still, de Kathleen Hepburn, ainsi que The Breadwinner, de Nora Twomey, complètent la catégorie du meilleur film où, au total, quatre réalisatrices se distinguent. Deux d’entre elles, Sadaf Foroughi et Aisling Walsh, sont au nombre des cinq cinéastes retenus à la meilleure réalisation, avec Alexis Durand-Brault, Robin Aubert et Ian Lagarde, ce dernier pour All You Can Eat Bouddha, à paraître.

Absente de ces deux catégories, la fresque de François Girard Hochelaga, terre des âmes ne s’en illustre pas moins avec le plus grand nombre de nominations, soit huit, dont celle de Nicolas Bolduc pour la meilleure direction photo. L’y côtoient, d’ici, Nicolas Canniccioni (La petite fille qui aimait trop les allumettes) et Mathieu Laverdière (Nous sommes les autres).

En interprétation aussi

Photo: Corus Publicity La Québécoise Caroline Dhavernas tient le rôle de la Dre Mary Harris dans la série canadienne «Mary Kills People».

Grosse présence québécoise à la direction artistique aussi, avec François Séguin (Hochelaga, terre des âmes), Guillaume Couture (Les rois mongols) et Marjorie Rhéaume (La petite fille qui aimait trop les allumettes).

Au rayon de la meilleure interprétation masculine, c’est un ratio québécois quatre sur cinq, avec Nabil Rajo (Boost), Gabriel Sabourin (C’est le coeur qui meurt en dernier), Antoine L’Écuyer (La petite fille qui aimait trop les allumettes) et Émile Proulx-Cloutier (Nous sommes les autres). Tzi Ma, tête d’affiche du drame Meditation Park, ferme la danse.

Chez les actrices, Denise Filiatrault (C’est le coeur qui meurt en dernier) et Marine Johnson (La petite fille qui aimait trop les allumettes) se mesurent à Sally Hawkins (Maudie), Shirley Henderson (Never Steady, Never Still) et Mahour Jabbari (Ava), dont on se souviendra que le Canada lui avait refusé un visa pour assister à la première au Festival international du film de Toronto.

 

Sur le front télévisuel

Toujours du côté des comédiennes, le nombre de Québécoises se signalant dans des téléséries anglophones est impressionnant : Caroline Dhavernas (Mary Kills People), Karine Vanasse (Cardinal), Maxim Roy (Bad Blood) et Suzanne Clément (Versailles).

En télévision toujours, les productions favorites sont la nouvelle adaptation du roman Anne, la maison aux pignons verts de Lucy Maud Montgomery, simplement intitulée Anne, qui récolte treize nominations, et Cardinal, qui en obtient douze. L’une de celles-ci va au réalisateur québécois Podz, qui tient la barre de la populaire série policière.

À noter que plusieurs personnalités seront honorées, dont la romancière Margaret Atwood pour « ses engagements envers la croissance de l’industrie canadienne des médias ». Tirée de son roman phare La servante écarlate, la série américaine The Handmaid’s Tale a connu un succès critique et populaire majeur.

Le gala des prix Écrans canadiens sera diffusé sur le réseau CBC le dimanche 11 mars.