Une brève histoire du caca en Occident

Dans la vidéo d’une quinzaine de minutes, l'historien Laurent Turcot plonge dans l’histoire de la représentation des excréments en Occident.
Photo: iStock Dans la vidéo d’une quinzaine de minutes, l'historien Laurent Turcot plonge dans l’histoire de la représentation des excréments en Occident.

Laurent Turcot a décidé d’intéresser son monde à l’histoire, et prend les grands moyens pour y arriver. Le tout premier épisode de sa nouvelle chaîne YouTube consacrée à l’histoire, intitulée L’Histoire le dira, porte sur la merde, un sujet qui touche tout le monde.

Dans une vidéo d’une quinzaine de minutes qui lance sa série, qui portera par ailleurs aussi sur les loisirs, les sports et bien d’autres choses, Turcot plonge dans l’histoire de la représentation des excréments en Occident.

Il en ressort des trouvailles assez intéressantes. Ainsi, Turcot nous cite un échange épistolaire du XVIIe siècle, entre Élizabeth-Charlotte de Bavière et sa marraine, Sophie-Charlotte de Hanovre. Dans sa réponse à sa filleule, Mme de Hanovre décrète que « les plus belles femmes sont celles qui chient le mieux ; celles qui ne chient pas deviennent sèches et maigres, et par conséquent laides ». Prenez donc note, Mesdames…

Pour démontrer la relation trouble qui lie la conscience occidentale aux déjections, Laurent Turcot montre un tableau daté d’Adriaen van Ostade, peint en 1643 : Foire au village autour d’une église. Dans sa version originale, le tableau montre, dans son coin droit, un homme en train de déféquer devant un chien. À l’époque, les peintres démontraient ainsi, explique l’historien, qu’au bout du compte, les humains sont tous pareils, devant la merde comme devant la mort. Or, ce tableau, acquis par George IV en 1810, a été restauré et transféré au palais de Buckingham, au début du XXe siècle. Et ce n’est qu’en 2015, lorsque des restaurateurs l’ont nettoyé pour une exposition, qu’on a remarqué que le personnage en question avait été camouflé par un arbuste, peint bien après la réalisation du tableau original.

Certains n’ont cependant pas daigné se plier aux exigences dictées par les règles de bienséance de leur temps. Le Roi-Soleil ne faisait-il pas usage d’une chaise percée, qui lui permettait de déféquer à l’aise, même en public, au risque de choquer les dignitaires présents ?

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