«Juste la fin du monde» en tête du peloton

Grâce à son premier grand rôle au grand écran, Nathalie Doummar se retrouve en lice pour le prix d’interprétation féminine dans un premier rôle pour «Pays» de Chloé Robichaud.
Photo: Photos Guillaume Levasseur Le Devoir Grâce à son premier grand rôle au grand écran, Nathalie Doummar se retrouve en lice pour le prix d’interprétation féminine dans un premier rôle pour «Pays» de Chloé Robichaud.

Mardi, on dévoilait les finalistes de la cinquième édition des prix Écrans canadiens, lesquels récompensent la crème du cinéma, de la télévision et des médias numériques canadiens. Juste la fin du monde de Xavier Dolan, d’après la pièce de Jean-Luc Lagarce, se retrouve en tête du peloton avec neuf nominations, dont meilleur film, meilleures images (André Turpin), meilleure réalisation et meilleure adaptation. Bachir Bensaddek concourt également dans cette catégorie pour l’adaptation de sa pièce Montréal la blanche.

Le sixième long métrage du cinéaste québécois est talonné de près par Race de Stephen Hopkins, drame sportif sur le champion des JO de 1936 de Berlin, Jesse Owens, avec huit nominations, dont meilleur film et interprétation masculine dans un premier rôle (Stephen James). Suivent avec six nominations chacun Avant les rues de Chloé Leriche, Operation Avalanche de Matt Johnson et Weirdos de Bruce McDonald. Born to Be Blue de Robert Budreau, biopic sur Chet Baker avec Ethan Hawke, et Old Stone, premier long métrage de Johnny Ma, raflent chacun cinq nominations.

Forte présence québécoise

Outre Xavier Dolan et Chloé Leriche, d’autres cinéastes québécois se distinguent dans la course aux Écrans canadiens. Louis Bélanger et Kim Nguyen récoltent respectivement quatre nominations pour Les mauvaises herbes et Two Lovers and a Bear. À l’instar de Podz pour King Dave, d’après la pièce d’Alexandre Goyette, Simon Lavoie et Mathieu Denis obtiennent trois nominations pour Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau.

Se démarquent avec deux nominations chacun Nelly d’Anne Émond (meilleures images pour Josée Deshaies et meilleurs costumes pour Patricia McNeil) et Gulistan, terre des roses, premier long métrage documentaire de Zayne Akyol (meilleur long métrage documentaire et meilleur montage dans un long métrage documentaire pour Mathieu Bouchard-Malo).

Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Denis Vidal (à gauche), en nomination pour les meilleurs maquillages pour «Juste la fin du monde», et le producteur Sylvain Corbeil, de Metafilms, étaient présents à la conférence de presse mardi.

Du côté des acteurs, mentionnons Jacques Newashish (Avant les rues) et Vincent Cassel (Juste la fin du monde), finalistes dans la catégorie interprétation masculine dans un rôle de soutien, ainsi que Kwena Bellemarre Boivin (Avant les rues), Nathalie Baye (Juste la fin du monde) et Gabrielle Tremblay (Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau), nommés dans la catégorie interprétation féminine dans un rôle de soutien. Saluons Nathalie Doummar qui, grâce à son premier grand rôle au grand écran, se retrouve en lice pour le prix d’interprétation féminine dans un premier rôle pour Pays de Chloé Robichaud.

Côté court, on retrouve Carrière de Jean-Marc E. Roy dans la catégorie du meilleur court métrage documentaire ; Oh What a Wonderful Feeling de François Jarros et La peau sauvage d’Ariane Louis-Seize dans la catégorie du meilleur court métrage dramatique. Concourrent dans la catégorie du meilleur court métrage d’animation Vaysha l’aveugle de Theodore Ushev, J’aime les filles de Diane Obomsawin, If ou le rouge perdu de Marie-Hélène Turcotte et Mamie de Janice Nadeau.

Petits écrans

Du côté de la télévision et des médias numériques, la série dramatique Orphan Black domine avec 14 nominations, suivie de près par les comédies Schitt’s Creek (13 nominations) et Kim’s Convenance (11 nominations). Pour leur part, l’adaptation de 19-2 et la série dramatique Vikings se distinguent avec neuf nominations chacune. Parmi ses nombreuses nominations, le réseau CBC en récolte six pour sa couverture des Jeux olympiques de Rio et six autres pour la diffusion du dernier spectacle du groupe de Gord Downie, The Tragically Hip. A National Celebration.

Les réalisateurs québécois Philippe Gagnon et Louis Choquette récoltent respectivement une nomination dans les catégories meilleure réalisation (émission dramatique ou minisérie) pour Amber Alert et meilleure réalisation (série dramatique) pour 19-2 ; pour sa part, Nicolas Maranda se distingue dans la catégorie meilleure musique originale pour 19-2.

Succédant à Norm McDonald, Howie Mandel animera la remise des prix Écrans canadiens en direct du Sony Center for the Performing Arts de Toronto sur les ondes de CBC le 12 mars. L’an dernier, Room : le monde de Jack de Lenny Abrahamson avait dominé la soirée en remportant neuf des onze statuettes pour lesquelles il concourait.