Mike Ward, grand absent et grand gagnant de la soirée

Les humoristes masqués sont montés sur la scène pour appuyer Mike Ward.
Photo: Jacque Nadeau Le Devoir Les humoristes masqués sont montés sur la scène pour appuyer Mike Ward.
François Morency regrette-t-il d’avoir accepté d’animer le 18e gala des Olivier ? Nul doute qu’il ne s’attendait pas à ce que son retour à la barre de la grande fête des humoristes, qu’il avait animée en 2014 avant de céder sa place à Laurent Paquin l’an dernier, soit marqué par la controverse. Rappelons qu’à quelques jours de l’événement, Guy Nantel et Mike Ward ont vu leur numéro sur la liberté d’expression annulé à la suite de la décision d’un avocat de la compagnie d’assurances engagée par le diffuseur.

En arrivant sur scène, François Morency a souligné l’ironie de la situation en rappelant que la compagnie d’assurances avait provoqué la controverse plutôt que de l’éviter. Sur l’affaire Jérémy Gabriel, Morency s’est demandé comment faire une blague sur quelqu’un avec un visage ingrat et une voix désagréable qui s’en est pris à un petit garçon ayant chanté pour le pape.

À défaut de pouvoir faire des doigts d’honneur, Mariana Mazza portait une mitaine de four. Pour sa part, Louis Morissette s’est fait un plaisir d’en faire un durant le numéro de Morency. Peu après, il est monté sur scène avec Véronique Cloutier afin de recevoir l’Olivier du Spectacle d’humour/Meilleur vendeur. Après avoir lu sagement ses remerciements, il a avancé qu’en humour, l’important, c’était « d’avoir les deux pieds dans la zone grise », puis a invité les gens à voter pour Mike Ward pour l’Olivier de l’année.

Dimanche après-midi, l’APIH (Association des professionnels de l’industrie de l’humour) s’est excusée auprès des deux humoristes en reconnaissant « qu’une meilleure gestion de sa part aurait probablement pu conduire à une issue plus satisfaisante pour toutes les parties ». Plus tôt dans la journée, Nantel et Ward ont partagé sur le Web ledit sketch qu’ils avaient enregistré samedi au Bordel Comédie Club, en remerciant les spectateurs de leur permettre de « pouvoir faire du stand-up debout en 2016 ».

Ni Ward, en lice pour l’Olivier de l’année, ni Nantel n’ont assisté à la cérémonie diffusée en direct dimanche soir à ICI Radio-Canada Télé et sur le Web : « Je n’irai pas aux Olivier cette année, si je gagne un prix, s.v.p., mettez-le au recyclage pour moi », avait fait savoir Ward sur son compte Twitter la semaine dernière. L’humoriste a tenu promesse et n’est donc pas venu réclamer l’Olivier qu’il a reçu pour Mike Ward sous écoute dans la catégorie Capsule, chronique ou sketch humoristique Web. Par solidarité, les humoristes, masqués, sont tous montés sur scène alors que la foule s’est levée pour les applaudir.

Spectacle de l’année
Bien que l’Olivier du Spectacle d’humour de l’année ait été remporté par Un peu princesse de Stéphane Rousseau, qui menait la course avec quatre mises en nomination, Apprendre à s’aimer s’est distingué en récoltant l’Olivier de l’auteur de l’année pour Jean-Thomas Jobin et celui du metteur en scène pour Pierre-Michel Tremblay. En guise de remerciements, Jobin, qui s’est dit ému, a salué la beauté corporelle de son ami Mike Ward avant de saluer le metteur en scène de son spectacle. Quant à Rousseau, il était « très, très, très content ».

À quelques jours de roder son premier one-woman-show, Femme ta gueule, Mariana Mazza a mis la main sur l’Olivier du numéro d’humour pour Sable dans le vagin. Accompagnée de son scripteur Michel Sigouin, la jeune humoriste a réclamé les cinq dollars que sa mère lui doit suite à un pari voulant qu’elle gagne un trophée un jour grâce à son vagin. Hormis Véronique Cloutier, qui partage l’Olivier du Spectacle d’humour/Meilleur vendeur avec Louis Morissette, Mazza était la seule femme à recevoir un Olivier. À cet effet, Anaïs Favron et Édith Cochrane s’en sont donné à coeur joie dans un numéro de présentation où elles soulignaient la domination masculine dans le monde merveilleux de l’humour. Bien connu pour ses prestations dans SNL Québec et Le nouveau show, Phil Roy est reparti avec l’Olivier de la Découverte, succédant ainsi à Katherine Levac. 

De vrais malaises ?
Pour la seconde et dernière fois, l’émission ayant pris fin après trois saisons, l’excellente série de Martin Matte et de Francis Leclerc Les beaux malaises a remporté l’Olivier de la Comédie à la télévision. Après avoir lancé à Éric Salvail « On a appris que t’étais gay ! », suite à un numéro où Salvail et Charles Lafortune proposaient de faire un spectacle ensemble sous le nom Les Lafortune, Matte a profité de l’occasion pour rappeler aux humoristes d’être vigilants, car « la liberté d’expression, on y croit tous, protégeons-la. La censure n’est pas une solution». Pour une troisième année consécutive, et sans doute pas la dernière, l’équipe d’Infoman a remporté l’Olivier du spécial humoristique à la télévision pour sa revue de fin d’année.

Jean-René Dufort et sa bande ont toutefois dû s’incliner devant le succès viral de Like-moi !, écrit par Marc Brunet (Le coeur a ses raisons, Les Bobos), dans la catégorie série humoristique à la télévision. Par ailleurs, c’est la maquilleuse et coach de vie de Like-Moi ! Gaby Gravel (Florence Longpré), « en chair et en gloss » pour citer Morency, qui a livré le numéro le plus hilarant de la soirée en venant présenter l’Olivier du spécial humoristique de l’année.

Sans surprise, les joyeux lurons de La soirée est (encore) jeune, Jean-Philippe Wauthier, Fred Savard, Jean-Sébastien Girard et Olivier Niquet, ont remporté l’Olivier de la Capsule ou sketch humoristique à la radio. Wauthier a remercié Radio-Canada de leur permettre de dire « pas mal ce qu’on veut ». Pour sa part, Girard a fait savoir au présentateur Simon-Olivier Fecteau que pour faire un bon Bye Bye, il faut engager des gens qui ont gagné des Olivier.

Dominique Michel, Claude Meunier et Michel Barrette ont rendu un hommage sans doute sincère mais qui paraissait peu préparé au regretté producteur Jean Bissonnette : « un A + qui n’a jamais eu peur de travailler avec des B et des C ». S’est ensuivi un court montage de ses émissions les plus marquantes porté par On fait tous du show-business interprété par Diane Dufresne. Ce grand homme de télé méritait drôlement mieux.

Enfin, François Bellefeuille, Louis-José Houde, Martin Matte, P.-A. Méthot, François Pérusse et Stéphane Rousseau n’ont pu mettre la main sur le prix le plus convoité du gala puisque le public a décerné l’Olivier de l’année à nul autre que Mike Ward. En remerciant le public à la fin de la soirée, ponctuée de numéros plutôt fades et de remerciements peu inspirés, François Morency affichait un air soulagé.
29 commentaires
  • Denis Miron - Inscrit 15 mai 2016 13 h 12

    Pardon, pardon...

    Avec Intact Assurance vous avez droit à 2 farces plattes pardonnées

  • Jean-Marc Simard - Inscrit 15 mai 2016 17 h 08

    Vive la liberté d'expression...

    J'ai vu et revu le fameux sketch de Mike Ward et Guy Nantel...Je l'ai même enregistré...Je ne vois aucune raison de censurer ce numéro qui m'a paru très drôle...Bravo aux deux humoristes...J'ai bien rit...

    Je déplore vivement cette contreverse due à un seul personnage, soit le dit avocat de l'assureur, qui, me semble-t-il, a une sensibilité un peu trop obtue sur ce qu'il faut dire ou ne pas dire en public...L'intervention de cet avocat est plus problématique que ce qui est dit dans le dit sketch...Les gens du public ne sont pas des enfants...Ils savent faire la part des choses...Là où il y a problême, c'est quand une certaine autorité veut, de son propre chef, décider ce qui doit être entendu ou non par le public, au lieu de laisser le public décider par lui-même...Ça c'est une position qui mène facilement à la dictature...C'est une pathologie sociétale qu'il faut à bannir avec véhémence...

  • François Beaulé - Inscrit 15 mai 2016 22 h 13

    Quelle immense blague !

    Non mais pour qui se prennent-ils ces comiques, amuseurs, clowns en tous genres ?

    Non, mais dites-moi bonnes gens, c'est quand la dernière fois qu'un soit-disant humoriste a contribué à changer le monde ?

    Au contraire, nos humoristes millionnaires contribuent à maintenir le système en place en canalisant l'aggressivité des masses sur des bêtises. Ils font partie de la machine d'abrutissement et d'aliénation du monde moderne. Ils se croient importants parce qu'ils sont trop bien payés, mais ce sont des minables !

    • Pierre Robineault - Abonné 16 mai 2016 11 h 09

      Vous dire à quel point je suis du même avis que le vôtre, monsieur Beaulé!
      Immense problème de perte de liberté d'expression au Québec, semble nous dire cette meute dont les membres sombrent dans le mimétisme par crainte d'être rejeté par elle.
      Ils devraient tous et toutes voyager un peu plus sur notre planète pour y découvrir des vrais de vrais freins à l'expression!
      Quelle tristesse!

    • Richard Ferland - Inscrit 16 mai 2016 11 h 17

      Au Québec nous continuons d'avoir un problème avec les gens qui font de l'argent. Combien d'humorites qui vivient de ce métier... La devise "tout le monde pareil" est toujours à bien la mode du jour-pas une tête qui dépasse.

  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 15 mai 2016 23 h 40

    La grande responsable: la mère du petit Jérémy...

    Ce qui n'a pas passé, ce sont les blagues sur la poursuite qui est encore en cours et surtout l'insistance sur les mères des cibles.

    A l'époque où le petit Jérémy était une vedette, je n'était plus capable. ( j'espère que je ne subirai pas la censure) je me demandais quelle sorte de parents ce petit avait pour autant profiter de l'handicap de leur fils pour leur gloire.

    Et l'enfant mourant a survécu et maintenant ses parents veulent qu'il soit chanteur alors qu'il a la pire voix de casserole.

    Quand j'ai su que Ward était poursuivi je me suis dit bon sang! Ce sont les parents les plus graves du Québec.

    Ce sont eux qui font vivre l'enfer à leur fils.

    Ces gens sont des gens dangereux.

    S'il y a non seulement une mais six blagues sur les mères des têtes de turc alors que tout le monde comprend très bien qu'il s'agit de la mère du petit Jérémy dont il est question dans le numéro d'ouverture du gala des oliviers a radio-canada, moi aussi j'aurais drôlement craint que ça dégénère en grosses poursuites. Ça avait des gros airs de réglement de compte a très grande audience. Et elle ne pouvait pas se défendre autrement que par les tribunaux.

    Il faut se méfier des représentantes du mot en F.. Comme dirait madame blanchette, mot que je n'oserai jamais dire car je ne voudrais pas que mon beau commentaire soit à son tour censuré.

    Bravo Mike, moi t'as presque toujours été mon préféré. Tu mérites ton trophée, tu m'as beaucoup fait rire et je suis un public capricieux!

    • Serge Morin - Inscrit 16 mai 2016 09 h 23

      Bon sang, que vous avez du temps à perdre à suivre ces inepties.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 16 mai 2016 16 h 34

      M.Morin, Bon sang, que vous avez encore plus de temps a perdre pour suivre aussi religieusement les miennes!!!

  • Joane Hurens - Abonné 15 mai 2016 23 h 50

    L'heure est grave

    La liberté d'expression au Québec, il n'y a pas de quoi rire. En fait, l'heure est grave.

    La tête et le porte-monnaie enflés, nos braves Prima Dona de l'humour «se battent» pour nous. Ce que l'on en a de la chance!

    C'est le petit Jérémy qui va être content de se faire varloper encore et encore pour que Mike Ward puisse continuer à faire du fric sur son dos. Voyez-vous, les Humoristes ne font pas du «bullying», ils font de l'humour. Ils font aussi de l'argent, beaucoup plus que la plupart des artistes.

    Rappelons un instant que l'humour n'est pas toujours innocent. On sait qu'il ne s'était jamais fait autant de «blagues» sur les Juifs en Allemagne et en Autriche qu'à la veille de la 2ème guerre mondiale. Dans les années 90, on sait aussi que beaucoup de Hutus se bidonnaient des «blagues» qui mettaient en scène ces «cancrelats de Tutsis». Aujourd'hui, si j'étais handicappée ou si j'avais des proches handicappés, je serais inquiète face au Front commun des Humoristes pour la liberté d'expression, entendons-nous, la leur surtout.

    Voyez avec quel courage et quelle vigueur ces nouveaux héros tapent sur les minorités et sur les plus vulnérables! Imaginez la force de caractère nécessaire à mener ce combat extrême - oui, je parle toujours du Front commun des Humoristes parce que leurs victimes, elles, elles l'ont facile, tout le monde sait ça.

    Suis-je la seule à trouver que les Mike Ward de notre petit monde sont lâches et inhumains? Ont-ils seulement des droits et pas de responsabilités si leurs paroles font de gros dégâts?

    Payer pour du vide, du vulgaire, de l'innommable! C'est ce que font des milliers de Québécois depuis que l'humour n'est plus drôle, depuis que la majorité des Humoristes ne sont même plus comiques. Vive la dictature du Fric vite fait! Tant pis pour les dommages collatéraux!

    Quant à moi, aujourd'hui, je suis Jérémy.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 16 mai 2016 07 h 58

      Vous ne pensez pas qu'il y a un paquet de gens, surtout ses parents qui se sont fait un tas de fric grâce au handicap du petit Jérémy sous prétexte qu'il était mourant???

      C'est ce que Mike Ward a voulu dénoncer, mais quand on est pas capable de comprendre une blague c'est facile de les traiter de bons à rien.

      Ce n'est pas vrai que nos humoristes n'ont plus de talent, c'est le peuple qui n'est plus capable de valoir une petite risette.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 16 mai 2016 07 h 59

      Je veux bien être Jérémy avec vous mais je ne suis ni ses parents ni son avocat.

    • Colette Pagé - Inscrite 16 mai 2016 09 h 58

      Votre louage admirative de ce comique est plus qu'attristante et votre soutien à ces remarques désobligeantes voires cruelles sur un handicapé que ses parents en aient profité ou non pour faire de l'argent est plus que surpenante. Se pourrait-il que vous ayez le rire facile ?

    • Serge Morin - Inscrit 16 mai 2016 10 h 17

      CAB est un amalgame d'avatars.

    • Marc Leclair - Inscrit 16 mai 2016 10 h 27

      L'intimidation n'est pas plus acceptable sur une scène de spectacle, que dans une cour d'école, point!

      Yvon Deschamps et le regretté Marc Favreau n'avaient pas besoin d'être méprisants et vulgaires pour faire rire.

      Se servir du malheur des uns pour amuser les autres, trahi une désolante pauvreté d'esprit. Remarquez, ceux qui nous dirigent ne font guère mieux.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 16 mai 2016 16 h 57

      M.Gélinas, je suis la première à rire quand on me tourne en dérision. J'ai un trouble schizo-affectif, combien de blagues de folles croyez-vous que je me fais lancer depuis toujours. Je ris!

      Mike Ward a fait cette blague dans un de ses shows devant un public qui paie justement pour ce genre de blagues.

      Personne d'autre ne l'aurait entendue si ses parents n'avaient pas lancer des poursuites.

      La tout le Québec a pitié du petit Jérémy.

      Vous aimeriez ça vous qu'une Nation aie pitié de vous???

      La pitié n'est pas un bon sentiment.

      Au moins Ward l'a traité comme un petit gars normal qui se ridiculise.

      Moi c'est Chantale Lacroix que j'ai longtemps calomniée pour s'être fait autant de cachet sur le dos d'un enfant qu'elle a traité comme un phénomène de cirque.

      Elle a stimulé le pathos du peuple avec son rêve d'enfant mourant.

      J'ai trouvé la situation pitoyable et pathétique.

      En plus il n'était pas mourant.

      Mais ça ne s'arrête pas là, maintenant ses parents lui voient une carrière dans le chant(!!!)

      Franchement si c'est pas un peu drôle, ça!

      Je n'appelle pas ça avoir le rire facile.

      J'appelle ça rire du peuple.

      Avant on aimait ça, maintenant c'est de l'intimidation.

      A moins que le petit Jérémy ne fait pas parti du peuple parce qu'il a un handicap???

      Dans ce cas vous êtes un pire bourreau pour lui que Mike Ward, qui est extrêmement doué et talentueux, quoi qu'en disent les oreilles trop chastes!

      M.Morin, si vous avez 2 minutes, j'aimerais que vous m'expliquiez ce que vous voulez dire par amalgame d'avatars, excusez mon insuffisance, je ne pige pas.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 17 mai 2016 05 h 23

      M. Leclair, faut-il que tous les humoristes fassent de l'humour a l'instar de Deschamps et Favreau ou peut-il y en avoir pour tous les goûts.

      Mike Ward s'adresse à un public différent, un public qui aime quand ça décape.

      RBO a également rit des handicapés, des aveugles, c'est Guy A. Lepage en déshabillé qui a parodié Céline, ils se sont moqué très méchamment de la dame qui faisait les pubs de wall-mart ( sur son macaron sensé indiquer son nom il était écrit " épaisse", aujourd'hui on crierait que c'est de l'" intimidation"...) etc. Etc. Etc.

      Et tout le monde s'accorde pour dire que RBO est un groupe culte du Québec, ils faisaient encore des shows au centre Vidéotron a 50 ans passés, Guy A. Anime carrément la messe du dimanche et est l'un de nos plus illustre À. Mais tout le long de sa carrière, lorsqu'il était jeune, on l'a critiqué, traité de vulgaire, de méchant, dit de lui qu'il blessait les gens, etc. Etc. Etc.

      Vous ne savez pas, je crois, ce qu'est l'" intimidation", cela implique un acharnement sur la personne. Mike Ward n'a fait qu'une blague, et a un public averti.

      Vous allez vous-même beaucoup trop loin en le traitant d'" intimidateur"

      Il faut qu'il y en aie pour tous les genres de public. Il y a de tout dans le monde, certains jeunes les trouvent plates et dépassés vos Deschamps et Favreau.

      Certains ont une petite propension à la méchanceté, mieux vaut la canaliser par de l'humour trash que par la violence et la haine.

      Admettez donc la diversité, "habituez-vous aux chiens méchants"!!!