Remise des prix Louis-Comtois et Pierre-Ayot - Richard-Max Tremblay et Pascal Grandmaison pour l'excellence en arts visuels

Helen Fotopoulos a félicité hier tour à tour Pascal Grandmaison et Richard-Max Tremblay à la suite de la remise des prix à l’hôtel de ville de Montréal.
Photo: Jacques Grenier Helen Fotopoulos a félicité hier tour à tour Pascal Grandmaison et Richard-Max Tremblay à la suite de la remise des prix à l’hôtel de ville de Montréal.

La Ville de Montréal a remis hier, par la voix de Helen Fotopoulos, membre du comité exécutif de la Ville et responsable de la Culture et du Patrimoine, ses prix en arts visuels. Le prix Louis-Comtois pour les artistes en mi-carrière est allé à Richard-Max Tremblay alors que, sans surprise, le prix Pierre-Ayot pour la relève en arts visuels a été attribué à Pascal Grandmaison.

Richard-Max Tremblay expose depuis 1981. Sa pratique navigue entre la peinture et la photographie. Sa dernière exposition, à la galerie Art mûr, était renversante, explorant l'abstraction grâce à des négatifs entièrement exposés à la lumière, exploitant au maximum les ratages du processus de développement de la pellicule.

Artiste polyvalent, Richard-Max Tremblay a aussi été co-commissaire de l'exposition Le Son iconographe (Montréal Télégraphe, 2000). En 1996, il a participé en tant que coscénariste, monteur et photographe à la vidéo Gugging sur un centre allemand d'art-thérapie. Cette oeuvre vidéographique a obtenu plusieurs distinctions, dont le prix spécial du jury au Festival international du film d'art à l'UNESCO (Paris). Plusieurs rétrospectives ont été consacrées à cet artiste de talent: notons principalement l'exposition Entre noir et blanc (2001), présentée au Musée des beaux-arts de Sherbrooke.

Le prix Pierre-Ayot remporté par Pascal Grandmaison est peut-être plus attendu et tout aussi mérité. L'automne de Grandmaison, un jeune artiste dont la carrière est florissante, a été des plus chargés. En plus d'une exposition acclamée à la galerie René Blouin, à Montréal, il tiendra des expositions à Vancouver, Toronto et Montréal cet automne. De plus, il a été au nombre des six Québécois, toutes disciplines confondues, qui ont été retenus dans le palmarès des jeunes de Maclean's, publié en septembre.

Ses oeuvres vidéo ont été vues dans tout le pays: à la fin de l'été, à l'Edmonton Art Gallery, dans une exposition itinérante, Soundtrack: Re-Mix, à la Toronto Art Fair en novembre, dans la portion Fountain Of Youth, puis à la Contemporary Art Gallery de Vancouver, qui expose deux de ses oeuvres ce mois-ci. Une série d'images devrait aussi être disséminée dans la ville de Montréal grâce au Musée d'art urbain. Photographe et vidéaste, Grandmaison réalise des installations vidéo qui renouvellent le concept même du portrait.

Le jury du prix Pierre-Ayot et du prix Louis-Comtois 2003 était composé d'Edmund Alleyn, artiste-peintre, Josée Bélisle, conservatrice de la collection permanente au Musée d'art contemporain de Montréal, Jo-Ann Kane, conservatrice de la collection de la Banque Nationale du Canada, Bernard Lévy, directeur et rédacteur en chef pour le magazine Vie des arts, et de Serge Tousignant, artiste photographe.

Le prix Louis-Comtois assure une bourse de 5000 $ au lauréat. La bourse du prix Pierre-Ayot pour la relève en arts visuels est de 3000 $. Dans les deux cas, les artistes se font remettre une somme de 2500 $ pour l'organisation d'une exposition solo. La Ville de Montréal s'engage à acheter une oeuvre aux artistes lauréats.