Victor-Lévy Beaulieu met ses manuscrits et ses livres rares aux enchères

Victor-Lévy Beaulieu met aux enchères tous les manuscrits qu’il a écrits, de James Joyce, l’Irlande, le Québec et les mots à Désobéissez, ainsi que quelques collections de livres.
Photo: Pedro Ruiz - Archives Le Devoir Victor-Lévy Beaulieu met aux enchères tous les manuscrits qu’il a écrits, de James Joyce, l’Irlande, le Québec et les mots à Désobéissez, ainsi que quelques collections de livres.
Victor-Lévy Beaulieu met en vente aux enchères ses manuscrits, ses documents d’écrivain « écrits de main gauche sur de grandes feuilles de notaire », de même que ses collections de livres rares.

L’écrivain admet qu’il doit poser ce geste pour des raisons financières, expliquant par communiqué que tous ses manuscrits et documents d’écrivain, depuis ses débuts en écriture, ont été cédés à la Bibliothèque nationale du Québec, mais que celle-ci n’a plus de budget pour l’achat de manuscrits.

Victor-Lévy Beaulieu a confié à celle qu’il appelle sa « détachée de presse régionale », Elisabeth Förster, que sa déclaration de revenus pour l’année 2013 s’est élevée à 30 000 $ et que les éditions Trois-Pistoles ont traversé une année difficile, de sorte qu’il a dû hypothéquer sa maison.

L’auteur ajoute avoir fait « tout ce [qu’il] a pu afin de favoriser la culture régionale et nationale », soulignant travailler encore « 12 heures par jour et sept jours par semaine, 11 mois par année ».

M. Beaulieu publiera en septembre prochain un ouvrage de 1600 pages sur Friedrich Nietzsche, et affirme que cela implique un investissement considérable. La vente de ses manuscrits et de certaines de ses collections lui permettra d’y arriver.

Victor-Lévy Beaulieu met donc aux enchères tous les manuscrits qu’il a écrits, de James Joyce, l’Irlande, le Québec et les mots à Désobéissez, paru l’automne dernier. Le tout représente une douzaine de manuscrits, tous écrits à la main, de même que les documents s’y rapportant.

Collectionneur depuis l’adolescence, l’auteur met aussi aux enchères la collection qu’il possède sur James Joyce, celle sur Louis Riel et l’Ouest canadien, celle des lexiques, glossaires et dictionnaires sur les Amérindiens (dont la bible en langue crie), celle de La Pléiade et celle sur le Québec.

Les acheteurs — sérieux uniquement — sont invités à communiquer avec Victor-Lévy Beaulieu par téléphone au 1 418 851-8888 ou par courriel : vlb2000@bellnet.ca
4 commentaires
  • Caroline Moreno - Inscrit 7 mai 2014 16 h 39

    Déplorable

    Jamais d'argent pour la Culture...

  • François Desjardins - Inscrit 8 mai 2014 06 h 05

    À vos planches madame David!

    C'est dans des circonstances semblables que l'on voit le non agir des gouvernements successifs en matière de culture, le PQ souverainiste pas meilleur! On ne laisse pas des manuscrits d'un auteur comme VLB aller au privé! C'est une richesse collective!

    Madame la nouvelle ministre de la culture vient d'accorder quelques entrevues à la radio, visiblement trop tôt puisqu'elle n'a sûrement pas eu le temps de discuter de son ministère avec le reste du «théâtre» libéral.

    Alors elle pavoise sur tout , elle lit et lira tout, elle aime tout, ne disant rien en de multiples mots. C'en est étourdissant. Pourquoi cette dame de valeur vient-elle folâtrer en ondes alors qu'elle a sérieusement à plancher pour donner une vraie vie à son ministère devant le théâtre que constitue son Conseil des ministres?

    Ce n'est pas de sous qu'on manque ici en matière de culture. C'est de vision!

  • Jean Bernatchez - Inscrit 8 mai 2014 06 h 36

    Il faut qu'il poursuive son oeuvre

    Je souhaite vraiment qu'il trouve les moyens de poursuivre son oeuvre. En outre, ceux et celles qui veulent en savoir plus sur sa "détachée de presse régionale" peuvent consulter sa biographie: http://fr.wikipedia.org/wiki/Elisabeth_F%C3|#|

  • Claude Bélanger - Abonné 9 mai 2014 06 h 16

    Patrimoine régional

    La collection de M. Beaulieu devrait être considérée comme un patrimoine régional, et à ce titre il devrait elle demeurer à Trois-Pistoles. Je verrais bien que dans plusieurs années, la maison de M. Beaulieu soit un centre de recherche sur son oeuvre, avec sa bibliothèque. Comment le réaliser, c'est là toute la question.