Québec débloque 20 millions pour le patrimoine religieux

Tous les types de propriétaires sont désormais admissibles au fonds, dont les propriétaires privés qui doivent procéder à certains travaux.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Tous les types de propriétaires sont désormais admissibles au fonds, dont les propriétaires privés qui doivent procéder à certains travaux.

Le ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto, a conclu une entente avec le Conseil du patrimoine religieux du Québec en vertu de laquelle la protection, la mise en valeur et la transmission du « patrimoine culturel à caractère religieux » seront assurées pour deux ans grâce à une aide de 20 millions de dollars. L’annonce a été faite à l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs de Verdun vendredi, laquelle est l’un des 47 lieux ou projets bénéficiaires — ses clochers seront restaurés pour une somme de 300 000 $.

 

Le Conseil du patrimoine religieux du Québec joue un peu le rôle de grand argentier auprès du milieu, qu’il soutient en administrant les sommes dévolues tant à la promotion qu’à la conservation du patrimoine religieux. Depuis 1995, le ministère de la Culture et des Communications a financé le Conseil à une hauteur de plus de 270 millions. Ce montant s’élève dorénavant à 290 millions. « Cette nouvelle entente correspond davantage à la réalité et aux besoins du Québec d’aujourd’hui en matière de protection du patrimoine », a déclaré Maka Kotto.

 

Pourront se prévaloir de cette aide financière renouvelée les propriétaires d’immeubles à caractère religieux, de culte ou non, ouverts au public, mais aussi aux propriétaires de biens mobiliers et d’oeuvres d’art dotés d’une valeur patrimoniale établie, et ce, partout au Québec. Par ailleurs, en ce qui a trait aux immeubles, tous les types de propriétaires sont désormais admissibles.

3 commentaires
  • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 15 février 2014 21 h 44

    La laïcité péquiste...

    Le Parti québécois est-il vraiment laïque ?
    Ou se fait-il plutôt défenseur du patrimoine religieux chrétien ?

    À moins de nationaliser ces établissements et les objets qu'ils comportent, ça n'est certainement pas le rôle d'un État laïque que de fournir du financement public pour maintenir en santé financière les institutions chrétiennes. Que les chrétiennes et les chrétiens financent seul-e-s leurs institutions !

    Décidément, il n'y a pas de vrai parti politique laïque au Québec. Bien que possédant en son sein un collectif pour la laïcité (qui approuve la chartre), Québec solidaire est en contradiction fondamentale : d'un côté, faudrait enlever les signes religieux institutionnels mais de l'autre, permettre aux employé-e-s de l'État qui n'ont pas de fonctions liées à l'autorité de porter des signes religieux. Au PQ, c'est l'inverse. Gardons le crucifix, les écoles confessionnelles et subventionnons les Églises.

    Décidément, tout les partis politiques se prétendent laïques, mais aucun ne l'est réellement. C'est désolant.

    • Guillaume Houle - Inscrit 16 février 2014 09 h 44

      Comme d'habitude, des citoyens mêlent les cartes en matière de laïcité.

      Je suis 100% pour le projet de Charte pour la laïcité, qui neutralise les symboles religieux pour les employés de l'État.

      C'est tout. Oui, c'est l'objectif de ce projet : que les citoyens du Québec aient accès à des services de l'État sans que l'on leur serve une publicité religieuse en prime.

      Est-ce que c'est possible de faire passer le message? Les faits?

      Maintenant, revenons à notre sujet actuel : le patrimoine religieux.

      Le patrimoine religieux fait partie de l'histoire. Toutes les sociétés dignes de ce nom dans le monde entretiennent leur patrimoine religieux. L'histoire fait partie de la culture. La culture nous définit. Détruire le passé nous prive de notre mémoire et du cheminement qui nous a conduit jusque là. Rappelons-nous notre devise : « Je me souviens ».

      La préservation d'une partie significative du patrimoine est une priorité parmi d'autres.

      Merci de vous en tenir à la raison, aux faits précis et d'éviter de brouiller les cartes avec de faux débats.

    • Patrick Lépine - Inscrit 16 février 2014 10 h 14

      Oui mais il serait embêtant de devoir retirer toute dates des papiers officiels, elles font toutes référence au Christ...

      Imaginez, des élections quotidiennes, des élus pour une journée!