Pauline Marois donne le coup d'envoi à l'agrandissement du MAC

La première ministre en conférence de presse, lundi. La participation globale du gouvernement québécois, qui reste à confirmer après la réalisation des études et le budget de l’État dévoilé, s’élèverait à 18,5 millions.
Photo: - Le Devoir La première ministre en conférence de presse, lundi. La participation globale du gouvernement québécois, qui reste à confirmer après la réalisation des études et le budget de l’État dévoilé, s’élèverait à 18,5 millions.
Québec appuie le projet d’agrandissement revu et corrigé du Musée d’art contemporain de Montréal (MAC). La première ministre, Pauline Marois, s’est engagée à soutenir l’expansion, évaluée à 44 millions de dollars. Elle a annoncé un premier investissement de 550 000 $ pour mener les études techniques qui permettront d’établir les coûts réels de la transformation.

« Je suis fière d’annoncer que nous franchissons une étape supplémentaire pour rendre la culture encore plus accessible pour tous, avec un projet qui va renforcer le statut de Montréal métropole culturelle et qui viendra enrichir la trame urbaine du Quartier des spectacles. C’est avec plaisir et fierté que je donne le coup d’envoi au projet d’agrandissement du Musée d’art contemporain de Montréal. Le 50e anniversaire de sa fondation sera ainsi le début d’une véritable transformation au moment où le musée connaît un nouvel essor », a indiqué la première ministre en conférence de presse lundi, après s’être longuement attardée aux réalisations de son gouvernement en matière culturelle.

La participation globale du gouvernement québécois, qui reste à confirmer après la réalisation des études et le dévoilement du budget de l’État, s’élèverait à 18,5 millions. Le musée s’engage pour sa part à recueillir 7 millions en financement privé. Le reste du montant viendrait d’Ottawa.

« Aujourd’hui, on a eu l’argent pour faire le travail initial et arriver à un prix ferme pour le développement du musée », a indiqué Alexandre Taillefer, président du conseil d’administration du MAC, homme d’affaires et collectionneur, en insistant sur « l’engagement ferme » de Mme Marois à « mettre le budget requis pour livrer le projet ».

Le MAC, qui a subi un important remaniement de son équipe de direction dans les dernières années sous la gouverne d’Alexandre Taillefer, propose une transformation de l’intérieur estimée à 44 millions de dollars. C’est la moitié du montant que l’institution, sous l’ancienne direction, souhaitait injecter dans un projet de reconstruction en 2011. Une option qui avait été rejetée du revers de la main par le gouvernement libéral de l’époque. L’édifice du MAC a été érigé au centre-ville en 1992.

L’institution compte faire doubler ses espaces d’exposition en récupérant notamment les salles d’entreposage de ses collections au sous-sol. Celles-ci seront conservées ailleurs qu’au musée. La réfection passe aussi par l’ouverture de sa façade sur la rue et l’agrandissement d’un étage de l’édifice. L’équipe du musée veut se doter d’un nouvel auditorium et multiplier les actions éducatives.

« Le musée est à un carrefour de son histoire », a indiqué John Zeppetelli, directeur général de l’institution, qui veut en faire un « espace convivial pour l’art et pour toutes sortes de rencontres ».

La rénovation nécessitera la fermeture du musée pendant deux ans. Ce qui n’empêchera pas l’institution de se trouver des antennes pour assurer sa présence dans la ville, a promis M. Taillefer. Le musée transformé ouvrirait ses portes en 2017.

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