Trente-cinq comédiens-danseurs ouvriront le 7e OFFTA

La pièce-événement Détruire, nous allons, signée Philippe Boutin et Dave St-Pierre, lancera le bal avec 34 hommes et une femme, comédiens et danseurs, réunis sur un terrain de football.
Photo: Dominic Berthiaume La pièce-événement Détruire, nous allons, signée Philippe Boutin et Dave St-Pierre, lancera le bal avec 34 hommes et une femme, comédiens et danseurs, réunis sur un terrain de football.

Une horde de comédiens et de danseurs donnera un coup d’envoi inédit au septième OFFTA, l’autre visage du printemps scénique, tenu en marge du Festival TransAmériques (FTA), du 24 mai au 2 juin. La manifestation, qui traque les talents émergents et les langages artistiques hybrides en arts vivants, dévoilait la vingtaine de créations à son programme lundi.


La pièce-événement Détruire, nous allons, signée Philippe Boutin et Dave St-Pierre, lancera le bal avec 34 hommes et une femme, comédiens et danseurs, réunis sur un terrain de football. Ce « Colisée contemporain » deviendra la scène d’un drame amoureux à grand déploiement, auquel participeront notamment Marie-France Marcotte, Emmanuel Schwartz et Jean-François Casabonne. Un match qui promet une fin tragique.


Le long doublé d’ouverture - quatre heures et demie ! - se poursuit sur le même terrain avec Bonbon/Candy du collectif Les Fermières obsédées, performance entre le burlesque et le scabreux qui subvertit les clichés collant à l’image de la femme.


De l’anodin à l’essentiel


En programme simple, double ou triple, les artistes de cette septième édition fouillent les sujets graves ou anodins du monde contemporain.


L’exploit du parachutiste Felix Baumgartner, qui a franchi le mur du son en chute libre l’an dernier, a inspiré Le progrès au tandem formé de l’auteure Sarah Berthiaume et du musicien Adrien Bletton. Pour une réflexion musicale et poétique en forme de monologue, livré entre l’ascension et la chute. Entre danse, théâtre et happening, Dors sonde la logique surréaliste du rêve et de la nuit, sous la gouverne du danseur-chorégraphe Jacques Poulin-Denis.


Parmi les jeunes talents débusqués par l’OFFTA, Karenne Gravel et Emmalie Ruest jouent les guerrières kitsch toujours prêtes à tout dans Parce qu’on sait jamais, tandis que Félix- Antoine Boutin présentera sa pièce de théâtre Koalas sur la dépendance affective.


Place à quelques laboratoires et pièces en cours de création. Eden Motel de Philippe Ducros, est l’adaptation théâtrale de son roman sur le bonheur déchu, marchandé et médicamenté. Nini Bélanger du projet Mû sonde l’écriture de Jon Fosse avec le cinéaste Raphaël Ouellet dans Quelqu’un va venir. Chants d’opérette ponctuent le Macbeth revisité d’Angela Konrad, What Bloody Man is This ?.


L’OFFTA poursuit sa quête de l’interdisciplinarité avec son Mix-off (mené en collaboration avec le collectif La 2e Porte à gauche) où deux artistes issus de disciplines distinctes croisent le fer de la création. Cette année, le dramaturge Olivier Choinière rencontre la chorégraphe Marie Béland.


En marge des spectacles, l’équipe de l’OFFTA propose quelques activités hors normes. Trib’impro réunit et fait s’affronter praticiens et penseurs de la danse dans des joutes verbales ludiques. L’atelier Dramaturgie de bistro et de cuisine lèvera le voile sur les pactes secrets entre artistes ou avec le public qui donne naissance aux oeuvres.