Étude - La culture, c’est bon pour le moral et la santé?

Mener une vie culturellement active tend à rimer avec santé. C’est ce qui ressort d’une récente étude statistique de la firme Hill Stratégies Recherche inc., qui établit des corrélations fortes (et non des liens de cause à effet) entre 18 activités culturelles et 8 indicateurs de la santé et du bien-être.

De manière générale, les participants culturels se démarquent en se déclarant plus massivement en très bonne ou excellente santé physique et mentale, moins stressés et moins pris dans une routine, très satisfaits de leur vie, plus enclins à faire du bénévolat, à connaître leurs voisins et à leur rendre service.


Les recoupements statistiques s’attardent plus spécifiquement à six activités culturelles entretenues par les Canadiens en 2010 - la lecture, les visites de galeries d’art, l’assistance au théâtre, aux concerts classiques et populaires, et aux festivals - et trois indicateurs sociaux : la santé (autodéclarée), le taux de bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie.


Les visiteurs de galeries ont ainsi plus tendance à se déclarer en très bonne, voire en excellente santé (60 %) que ceux qui n’y vont pas (47 %). L’écart se creuse encore davantage en matière de bénévolat, que la moitié des visiteurs de galerie disent pratiquer contre 31 % chez les non-adeptes.


Un écart encore plus marqué chez les spectateurs de théâtre - 50 % disent faire du bénévolat contre 28 % chez les autres. Ces spectateurs ont aussi 32 % plus tendance à se déclarer en très bonne ou excellente santé et presque aussi enclins (30 %) à se dire très satisfaits de la vie.


Portrait similaire, quoique un peu moins marqué, chez les spectateurs de concerts pop, qui on plus tendance à se déclarer en santé (58 % contre 48 %), à faire du bénévolat (47 % contre 32 %) et à se dire très satisfaits de la vie (62 % contre 58 %).


Les amateurs de concerts classiques sont aussi plus enclins à se dire en santé (58 % contre 51 %), à faire du bénévolat (55 % contre 35 %) et à se déclarer contents de leur vie (68 % contre 59 %).


Chez les lecteurs de livres, 54 % se disent en bonne santé contre 44 % des non-lecteurs, 42 % font du bénévolat contre 26 % et 61 % se considèrent comme satisfaits de leur vie contre 57 %.


L’analyse visait à déterminer si la participation culturelle pouvait expliquer des aspects de la santé et du bien-être qui échappent à la seule analyse démographique. Pari à moitié gagné dans la mesure où les modèles statistiques fournissent la preuve d’un lien entre culture et santé, sans pouvoir conclure à une réelle causalité.


L’étude repose sur les données de l’Enquête sociale générale de 2010 de Statistique Canada, croisées aux résultats d’un sondage téléphonique approfondi auprès d’environ 7500 Canadiens âgés de 15 ans et plus. Un participant culturel a assisté à au moins une activité culturelle étudiée en 2010.