Le Québec en vitrine à New York

Une délégation du Québec s’apprête à mettre le cap vers la Grosse Pomme, où des productions québécoises seront présentées du 12 au 14 janvier dans le cadre de la vitrine Québec en scène au Gerald W. Lynch Theater.


C’est dans le cadre du congrès annuel de l’Association of Performing Arts Presenters (APAP), qui réunit à New York chaque année plus de 4000 professionnels de la scène - dont 1000 diffuseurs du monde entier en quête de nouveaux artistes à découvrir -, que des productions québécoises tenteront de se faire mieux connaître.


À cette grande Mecque du monde du spectacle, la troupe québécoise Cas public (Hélène Blackburn) présentera Variations S, une relecture du Sacre du printemps, alors que la jeune chorégraphe Virginie Brunelle fera connaître son Complexe des genres, création questionnant les relations et l’identité homme-femme.


Les deux chorégraphes ont été sélectionnées par un jury créé par la Conférence internationale des arts de la scène (CINARS), qui a aussi invité la formation musicale H’SAO, composée de Montréalais d’origine tchadienne s’inspirant du soul, du jazz et du R B, à faire partie de la vitrine québécoise. La troupe du Cirque Alfonse, qui a fait salle comble à la Tohu pendant le congé de Noël avec Timber !, avait aussi été approchée, mais elle a dû se désister en raison d’une importante tournée qui s’amorce en Europe, notamment en France et à Londres.


La vitrine promotionnelle Québec en scène permet chaque année à des compagnies et artistes québécois de se démarquer sur la scène internationale et de signer des contrats avec des producteurs étrangers. L’an dernier, la présentation d’Ice Storm, une vitrine mettant pour la première fois en vedette des compagnies québécoises et scandinaves, avait donné une très grande visibilité aux artistes du Québec.


« Cette collaboration avait permis de nous démarquer et s’était soldée par des retombées de pas moins de quatre millions de dollars pour les artistes québécois, dont la troupe Les 7 doigts de la main, Susie Arioli et les musiciens des Boréades », a expliqué mardi Alain Paré, directeur de la CINARS.


Cette année, en raison d’efforts budgétaires soutenus consentis toute l’année, les Scandinaves n’ont pu se joindre à la délégation québécoise pour répéter l’expérience Ice Storm. Mais selon Alain Paré, des pourparlers sont en cours et se poursuivront, notamment le week-end prochain à New York, pour tenter de relancer la vitrine Ice Storm à Shanghai l’automne prochain.