D comme Dictionnaire de la révolte

C’est ce soir, à Montréal, que sera officiellement lancé le Dictionnaire de la révolte étudiante. Du carré rouge au printemps québécois, par la nouvelle maison d’édition Tête [Première]. Une centaine d’auteurs (artistes, étudiants, journalistes et professeurs) signent les courts textes (118 mots maximum) de ce collectif qui propose d’expliquer le mouvement social du printemps.

Dans sa préface, le professeur Guy Rocher suggère d’absorber ce dictionnaire comme un livre, d’une couverture à l’autre, dans l’ordre alphabétique, d’Abus à Zzzz, au lieu de le feuilleter à l’aventure. « Car ce Dictionnaire est unique en son genre, écrit-il, il se lit comme une chronique à cent voix, à la manière dont la révolte étudiante a été vécue, c’est-à-dire sous différentes facettes dans diverses perspectives. »


Tout y passe. Les entrées attendues et nécessaires y sont, de Boycott à Sous-financement des universités, de Contribuable à Sangria. Se rajoutent quelques belles surprises : Rien qu’à « M », le livre les empile. Marquise Lepage rend hommage à la Maîtresse d’école ; Jacques Mascotto parle des Majorités silencieuses avec une belle référence à la forêt pour les vieux Romains ; Janis Locas rappelle le Manifdating inventé pour la « recherche du coup de foudre pendant une manifestation ». On trouve aussi Manufacturer une crise, Mauvaise foi et même Martinade, une autre occasion de tirer à boulets rouges contre le chroniqueur du Journal de Montréal Richard Martineau, une des têtes de Turc du livre, positionné bien à gauche sur la tablette idéologique.


Plusieurs journalistes-auteurs participent à l’essai-synthèse, dont Claudia Larochelle, Tristan Malavoy, Elsa Pépin et Michel Vézina, codirecteur de la maison d’édition avec L. A. Théroux-Marcotte. On y retrouve aussi des collègues de La Presse (Rima Elkouri, Marc Cassivi) et une signature bien connue du Devoir, celle de Marie-André Chouinard.

1 commentaire
  • Claude Trudel - Abonné 26 novembre 2012 14 h 21

    Contributions étudiantes


    Plusieurs militants étudiants ont aussi contribué au «Dictionnaire de la révolte étudiante», dont Martine Desjardins [Négociation], Maxence L. Valade [Condamner], Éliane Laberge [Étudiant] et Gabriel Nadeau-Dubois [Économie].