Demi-journée de grève à BAnQ

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	Quelques centaines d’employés de BAnQ ont scandé leurs demandes et reproches envers l’employeur jusqu’à midi devant l’édifice de la rue Berri.</div>
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir
Quelques centaines d’employés de BAnQ ont scandé leurs demandes et reproches envers l’employeur jusqu’à midi devant l’édifice de la rue Berri.

Les employés de bureau et techniciens de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ont déclenché une demi-journée de grève mardi matin. Quelques centaines d’employés de BAnQ, selon le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) qui les représente, ont scandé leurs demandes et reproches envers l’employeur jusqu’à midi. L’établissement de la rue Berri a donc offert un service réduit (prêts en libre-service seulement) de 10 h à 12 h 30. Les centres de conservation et d’archives n’ont ouvert qu’à 12 h 30.

La convention collective des employés est échue depuis un an et demi. Les négociations, devant médiateur depuis janvier, achoppent sur la question des salaires et des horaires des surnuméraires.
 
« C’est un dialogue de sourds », a déclaré au Devoir Jean-François Sylvestre, président régional du SFPQ. Les syndiqués réclament une hausse (rétroactive) de 2 % par année de 2011 à 2014. La direction de BAnQ propose des augmentations de 0,5 % pour 2012, de 0,5 % pour 2013 et de 1 % pour 2014. Trop peu d’efforts sont consentis du côté patronal, selon le SFPQ, qui dit avoir concédé d’autres avantages en vertu de la précédente convention. Le syndicat dit arrimer ses demandes aux augmentations prévues chez leurs collègues en santé et en éducation pour la même période.
 
La direction rétorque que ses employés ont profité de hausses salariales de 2 % en 2010 et en 2011, hausses plus importantes que chez les fonctionnaires du gouvernement. D’où le recul pour 2012-2014.
 
« On est forcés de regarder le tableau sur cinq ans [2010-2014], selon le mandat de rattrapage salarial du Conseil du trésor », explique la directrice des communications, Dominique Hétu. Selon cette lecture quinquennale, tant les employés de BAnQ que les fonctionnaires du reste du réseau auront profité d’une hausse salariale de 6 %, selon Mme Hétu.
 
Le débrayage de mardi matin a au moins eu pour effet d’ouvrir la porte à de nouvelles négociations. « On a reçu un courriel du négociateur [mardi] matin pour demander nos disponibilités dans les deux prochaines semaines, a indiqué M. Sylvestre. On va voir s’il y a une ouverture. » 
 
Sinon, le SFPQ a une autre demi-journée de grève dans sa manche, à jouer au moment jugé le plus opportun.
 
Les employés de BAnQ se répartissent en deux syndicats : 470 sont affiliés au SFPQ et 215 — réunissant les bibliothécaires — sont affiliés au Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec. Ceux-ci ont aussi voté, le 16 octobre dernier, en faveur d’une grève éventuelle.