Récipiendaire de la médaille de l'Assemblée nationale - VLB décrie à nouveau la «partisanerie électoraliste» du PQ et de sa chef

Québec — C'est grâce aux députés indépendants anciennement péquistes si l'écrivain Victor-Lévy Beaulieu a reçu la médaille de l'Assemblée nationale hier. D'ailleurs, dans son discours d'acceptation de cette décoration, prononcé à la bibliothèque du parlement hier matin, M. Beaulieu a soutenu que Lisette Lapointe, Louise Beaudoin, Pierre Curzi et Jean-Martin Aussant avaient su mettre «les intérêts supérieurs de la nation au-dessus de toute partisanerie électoraliste» en quittant le Parti québécois.

Dans un passé récent, l'auteur, surnommé VLB, s'est souvent montré virulent à l'endroit du PQ et de Pauline Marois. Lorsque cette dernière, en 2008, a proposé que la géographie et l'histoire soient enseignées en anglais au primaire, M. Beaulieu exprima sa colère dans les pages du Devoir: «Il m'apparaît donc urgent que le Parti québécois, à défaut de nous débarrasser de Pauline Marois la traîtresse, la soigne de sa schizophrénie galopante. Il m'apparaît aussi urgent que les Québécois francophones, par tous les moyens possibles, livrent à Mme Marois une guerre sans merci.» Hier, VLB a tenu à rappeler que le PQ au pouvoir en 2000 avait contribué à la motion «inadmissible» dénonçant les propos d'Yves Michaud.

Prenant la parole au salon bleu hier, Lisette Lapointe a dit espérer que la médaille remise à l'auteur agisse comme une «sorte de baume sur les blessures» infligées à VLB par l'Académie des prix Gémeaux. Celle-ci avait relégué au gala hors d'ondes la remise du Grand Prix de l'Académie du cinéma et de la télévision à l'auteur de L'héritage. Plusieurs parlementaires ont loué «l'immensité» de l'oeuvre de M. Beaulieu. Le député Pierre Curzi en a fait sourire plus d'un en déclarant: «On est devant un homme dont l'immensité non seulement nous éblouit jusqu'à un certain point, mais nous rend craintifs.» Quant à VLB, qui a reçu le prix Gilles-Corbeil la semaine dernière, il a entamé son discours en lançant: «On pourra désormais dire de moi que je suis un chien perdu sans collier mais avec médaille!»
23 commentaires
  • Marcel Bernier - Inscrit 17 novembre 2011 02 h 34

    On respire par le nez...

    Les honneurs montent à la tête de certaines personnes, tellement habituées d'être méconnues, ce qui n'est pourtant pas le cas de monsieur Beaulieu. Avoir la grosse tête ne vous pas vraiment!

    Vous êtes un très bon éditeur. En ce qui concerne la littérature, vous avez beaucoup écrit, mais, comme qui dirait, faute de pain, on se contente de la galette. Ceci pour vous dire que vos bouquins secrètent l'ennui : c'est mon opinion et je la partage. Pour ce qui est de vos séries télévisées, alors là, vraiment pas capable.

    Côté politique, Vadeboncoeur pourrait vous donner des leçons de savoir-vivre et de savoir-penser dans la rigueur (voter ADQ, faut le faire!).

    Et pour terminer ce petit laïus, comme polémiste, vous cédez facilement à la mythomanie (non, vous n’êtes pas le Sartre québécois!)

  • Catherine Paquet - Abonnée 17 novembre 2011 04 h 46

    On verra... et on s'en souviendra...

    La partisanerie électoraliste ne date pas d'aujourd'hui...
    Voyons un peu...
    René Lévesque a laissé croire aux Québécois qu'il était indépendantiste, alors que les analystes les plus sérieux soutiennent qu'il ne l'a jamais été.
    Bernard Landry a déjà soutenu que le Québec avait plus de pouvoirs, dans le système fédéral canadien, que la France n'en détient dans l'Union européenne.Aujourd'hui, il voudrait bien ne l'avoir jamais dit.
    Pauline Marois, dans le film à Hauteur d'homme, disait après la défaite du PQ à l'élection générale de 2003, que le PQ n'avait peut-être pas assez de députés pour former le gouvernement, mais qu'ils étaient assez nombreux pour donner de la marde aux Libéraux. Aujourd'hui, elle promet de gouverner autrement.
    François Legault soutenait, lorsqu'il était au sein du PQ, que le Québec ne deviendrait gouvernable que s'il devenait indépendant. Aujourd'hui il ne croit plus à cela.

    Et on voudrait que les citoyens ne deviennent pas un peu cyniques...!

  • Matulu Tremblay - Inscrit 17 novembre 2011 04 h 58

    Un chien perdu....

    .... sans collier mais avec une médaille.

    Cher VLB! (;

  • France Marcotte - Abonnée 17 novembre 2011 05 h 34

    Entre nous

    Mettre «les intérêts supérieurs de la nation au-dessus de toute partisanerie électoraliste», je veux bien, mais les députés indépendants, la population ne les croise pas souvent, veut-elle encore seulement les croiser?

    Ce qu'il faudrait, c'est mettre les intérêts supérieurs de la nation "dans" le parti qui parle à la population. Cela semble aussi difficile que de rentrer une grosse laine dans le chas d'une aiguille.

    L'art du possible à l'heure de la déroute des idées.

  • Yves Petit - Inscrit 17 novembre 2011 06 h 59

    dans la marge

    VLB et les indignés du PQ se sentent peut-être bien dans la marge mais ce n'est pas de cette façon dont nous nous débarasserons de Charest et de sa bande de corrompus et d'incapables. Allez Pauline, ne lâche pas.