Elektra et Mutek, lauréats du Grand Prix du Conseil des arts de Montréal

La responsable de la culture au comité exécutif de la Ville de Montréal, Helen Fotopulos, félicite, sous une pluie de confettis, les colauréats du Grand Prix du CAM, Alain Thibault (à gauche), président d’Elektra, et Alain Mongeau, directeur général et artistique de Mutek.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir La responsable de la culture au comité exécutif de la Ville de Montréal, Helen Fotopulos, félicite, sous une pluie de confettis, les colauréats du Grand Prix du CAM, Alain Thibault (à gauche), président d’Elektra, et Alain Mongeau, directeur général et artistique de Mutek.

Deux festivals, frères malgré eux, se partagent le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal 2010. Les noms des lauréats ex æquo ont été dévoilés hier lors d'un lunch d'honneur, au centre-ville de Montréal. Les deux récipiendaires de ce 25e Grand Prix se partagent une bourse de 25 000 $.

Elektra et Mutek existent depuis une décennie. Ils ont contribué à faire de Montréal «la capitale des arts numériques en Amérique du Nord», expliquent les documents du Conseil des arts. Les deux festivals se branchent sur la création numérique et la musique électronique. Les onzièmes éditions de chacun se dérouleront dans les prochaines semaines, en mai pour Elektra, en juin pour Mutek.

«Je reçois ce prix comme un hommage au travail des dix dernières années, a dit après la cérémonie Alain Mongeau, directeur général et artistique de Mutek. Je suis allé voir un match de hockey et j'ai entendu que 781 joueurs avaient joué pour le Canadien de Montréal. J'ai fait l'exercice et, au total, à peu près le même nombre d'artistes sont passés par le festival, soit 700 ou 800. C'est leur contribution qu'on reconnaît.»

Le colauréat est revenu sur l'importance des deux festivals pour le rayonnement international de la ville. «Montréal est devenu la plaque tournante de notre secteur, qui est beaucoup plus développé en Europe», a dit Alain Thibault, la tête dirigeante d'Elektra, un événement annuel organisé par l'Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec. «On fait maintenant des efforts pour se développer vers le Canada anglais ou l'Amérique latine.»

Sept autres finalistes étaient en concurrence pour la récompense, soit Oboro (arts visuels), Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (cinéma-vidéo), le Regroupement québécois de la danse, la revue Esse (littérature), l'Ensemble Caprice (musique), Les Filles électriques (nouvelles pratiques) et le Théâtre PàP. Le jury de cette année réunissait Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts, le recteur de l'UQAM, Claude Corbo, le président du conseil de la Société de la Place des Arts, Jean Laurin, et Zab Maboungou, directrice du cercle d'expression artistique Nyata Nyata.