Sophie Prégent quittera la tête de l’UDA en mars

Impliquée depuis une décennie à défendre les artistes, Sophie Prégent a expliqué qu’il était temps pour elle de passer le flambeau. On l’aperçoit ici lors d’une conférence de presse, à l’automne 2017.
Jacques Nadeau Le Devoir Impliquée depuis une décennie à défendre les artistes, Sophie Prégent a expliqué qu’il était temps pour elle de passer le flambeau. On l’aperçoit ici lors d’une conférence de presse, à l’automne 2017.

Présidente de l’Union des artistes (UDA) depuis 10 ans, Sophie Prégent a indiqué mardi qu’elle ne solliciterait pas de nouveau mandat lors des prochaines élections, ce printemps. Dans la foulée, le comédien et musicien Pierre-Luc Brillant a annoncé qu’il se porterait candidat pour prendre la relève.

Mme Prégent a expliqué en entrevue qu’il était temps pour elle de passer le flambeau et qu’elle ne souhaitait pas « s’incruster dans ses fonctions ».

Les 10 dernières années n’auront pas été de tout repos, reconnaît-elle. « Il y a eu le mouvement #MeToo avec plusieurs vagues qui ont touché notre milieu, rappelle-t-elle. Il y a eu des lois à réviser et, bien sûr, une pandémie. Tout ça mis ensemble, c’est beaucoup de travail. »

Elle en sort « grandie » et se dit particulièrement fière d’avoir mené certains gros chantiers, notamment d’avoir contribué à la Loi sur le statut de l’artiste et à une meilleure représentativité de la société. « J’ai beaucoup travaillé pour la diversité culturelle et la parité. Ça a été longtemps très blanc, et on n’avait même pas de parité. Mais ce n’est pas fini, il faut encore travailler pour les minorités audibles. Tous ceux qui ont des accents doivent être plus présents. Il faut aussi une meilleure représentativité de la diversité de sexe et de genre », souligne-t-elle.

Pour la suite des choses, Mme Prégent compte rester à l’UDA, mais à titre d’administratrice, afin d’assurer au mieux la passation des dossiers.

Elle assure par ailleurs ne pas vouloir se lancer en politique, du moins pour le moment. Elle compte plutôt consacrer du temps à son métier d’actrice ainsi qu’à sa famille.

Impliquée depuis une décennie à défendre les artistes, Sophie Prégent n’a jamais cessé de jouer. On la retrouve présentement dans la série policière Alertes, diffusée à TVA.

Une première candidature

À peine le départ de la présidente annoncé dans les médias mardi, le comédien et musicien Pierre-Luc Brillant a fait savoir qu’il présenterait sa candidature pour prendre la relève de Mme Prégent à la présidence de l’UDA.

« Ma passion pour les nombreux et profonds enjeux qui concernent la culture québécoise ne peut trouver une meilleure façon de s’exprimer qu’au sein de l’UDA », a-t-il souligné dans un message publié sur son compte Facebook en après-midi.

Il a également tenu à exprimer son « admiration » et sa « gratitude » à la présidente sortante, qui a, selon lui, « fait preuve d’un engagement hors du commun, non seulement pour faire reconnaître la valeur du travail des artistes, mais également pour faire rayonner notre culture chez nous et au-delà de nos frontières ».

Pierre-Luc Brillant a commencé sa carrière dès son plus jeune âge. Il a joué dans plusieurs films, dont Tirelire, combines et cie, C.R.A.Z.Y., La disparition des lucioles et Pas d’chicane dans ma cabane. Il a aussi tenu des rôles au petit écran, notamment dans Plan B, Nos étés, L’échappée, La galère, ou encore District 31.

Lors de la dernière campagne électorale provinciale, à l’automne 2022, il a fait campagne avec le Parti québécois dans Rosemont et est arrivé troisième au terme du scrutin.

Aucun autre candidat à la présidence de l’UDA ne s’est pour le moment manifesté publiquement. La période électorale commence officiellement le 20 février prochain, et les élections se tiendront fin mars.

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