Les flâneuses

Illustration: Le Devoir

Louise-Maude Rioux Soucy

PPS Danse: enfiler les perles

PPS Danse dessine les plus beaux écrins de la scène multi. Après Lhasa de Sela et Léo Ferré, la compagnie a imaginé une rêverie musicale consolante, Perles, somme des visions du regretté Pierre-Paul Savoie et de David Rancourt. En 21 tableaux, elle a composé un collier de perles familières puisant autant chez Félix que chez Desjardins, Lisa LeBlanc, Elisapie, Milk Bone ou Dominique Fils-Aimé. L’ensemble, en tournée au Québec, a quelques fils lâches, mais compte de vrais moments de joliesse, grâce aux mots de Philémon Cimon et Kate McGarrigle, que danseurs, chanteurs et musiciens subliment.


Caroline Montpetit

Chloé polyglotte

Chloé Sainte-Marie a un don pour les langues. Elle les articule, les gesticule, elle les chante et les danse, les crie et les chuchote. Son nouveau spectacle, Maudit silence, au titre inspiré d’un poème de la poète innue Joséphine Bacon, se décline en un livre-disque du même titre, hommage aux langues des trois Amériques, dont Chloé Sainte-Marie a récolté des fragments avec son complice, le « plus poète que géographe » Jean Morisset. C’est Yves Desrosiers qui les fait vivre en musique, du créole haïtien de James Noël au français métissé de Kerouac, en passant, surprise !, par un magnifique poème de Louis Riel, Ne sont pas ceux qu’on pense.


Amélie Gaudreau

Cordonnier d’exception

Les admirateurs du réalisateur Luca Guadagnino seront surpris de la forme plutôt sage que prend le documentaire qu’il a consacré au compatriote Salvatore Ferragamo, cordonnier aux origines modestes devenu créateur de chaussures originales et confortables pour les vedettes et autres cartes de mode. Salvatore: Shoemaker of Dreams, portrait aux contours classiques, avec son lot de têtes parlantes et ses riches archives sonores et visuelles, ne jette pas un regard critique sur ce designer célébré, mais donne à découvrir ses créations. En salle.


Odile Tremblay

Ondes proustiennes

Aux galeries Bellemare Lambert, à Montréal, les proustiens seront sensibles à ce circuit pictural et musical consacré à l’auteur de la Recherche. Du côté de chez Proust 2 fait écho à la première expo musicale du même titre en 1985. Cette fois, des musiques des compositeurs du temps, des extraits de la prose du grand écrivain français se marient notamment aux roses de Madeleine Lemaire et à un portrait de Colette. À ces correspondances musicales et visuelles participent Jean Cocteau et Reynaldo Hahn. Un extrait d’une captation de la première du ballet L’après-midi d’un faune, au théâtre du Châtelet à Paris en 1912, auquel assista Proust, nous envoûte.


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