Les flâneurs

Illustration: Le Devoir

Zacharie Goudreault

Les coulisses de Pink Floyd

On a visé grand avec l’exposition Pink Floyd: Their Mortal Remains, qui a débarqué en grande pompe à Montréal au début du mois. Et dans l’ensemble, on a visé juste. Un casque d’écoute sur la tête, on se balade d’un écran à l’autre pour se plonger dans des moments clés de la carrière du groupe mythique et intemporel, comme en témoignent les différentes générations qu’attire l’exposition. Celle-ci nous offre d’ailleurs un accès unique — bien qu’un peu chaotique — à de nombreux instruments, écrits et habits qui ont marqué le parcours de la formation. À Arsenal jusqu’au 31 décembre.


Odile Tremblay

Lire le prix Goncourt

Je me suis plongée dans Vivre vite de Brigitte Giraud. Comme avec le Nobel à Annie Ernaux, ce prix Goncourt fait beaucoup pour consacrer l’autofiction, un genre privilégié par les femmes. Même si on aimerait les retrouver plus nombreuses dans la fiction tout court, qui perd des plumes, tous sexes confondus. Vivre vite, avec son récit haletant à reculons, est porté par son rythme, la fièvre des petits événements du quotidien qui précipitent le drame de l’accident fatal de son conjoint. Et sa démarche précipitée sous un poids de questionnements névralgiques nous entraîne dans un tourbillon d’émotions qui nous chavirent.


Philippe Papineau

Toutes voiles dehors

Voilà un disque qui revient, et revient, et revient dans mes oreilles depuis sa parution fin octobre. Avec son deuxième effort, simplement intitulé Volume II, le musicien Flore Laurentienne a sa façon propre d’accoster sur les berges de la musique instrumentale, entre synthétiseurs et ensemble de cordes. Ces huit nouvelles chansons de Mathieu David Gagnon, portées par le vent du fleuve, sont moins futuristes que sur le premier tome, quoiqu’encore légèrement issues d’un monde parallèle. On sent la vague se gonfler, le navire glisser sur les eaux, et notre esprit s’envoler.


Amélie Gaudreau

Retourner aux petites vues

Après une édition uniquement en ligne en 2020 et une hybride l’an dernier, le festival Longue vue sur le court revient jusqu’au 27 novembre avec une formule en salle seulement, à la Maison de la culture Marie-Uguay et au Centre culturel Georges-Vanier, avec une variété de programmes de courts métrages pour tous les goûts et tous les âges, dont quelques séances proposant de belles pépites étrangères pour les tout-petits et les ados. On est très curieux de découvrir le tout premier film signé par l’acteur et metteur en scène (et accessoirement porte-parole du festival) Marc Beaupré, le sombre drame La guêpe.


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