La journaliste Mayssa Ferah remporte la bourse Arthur-Prévost

La journaliste de « La Presse » Mayssa Ferah a reçu samedi la bourse Arthur-Prévost, lors du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).
Josie Desmarais / fournie par la FPJQ La journaliste de « La Presse » Mayssa Ferah a reçu samedi la bourse Arthur-Prévost, lors du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

La journaliste de La Presse Mayssa Ferah a reçu samedi la bourse Arthur-Prévost, lors du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Cette récompense de 2000 $ vise à reconnaître et à soutenir le travail d’un ou d’une journaliste de la presse écrite en début de carrière.

Aux yeux des membres du jury, formé par des membres de la profession, la journaliste a su se démarquer des 15 autres candidatures grâce à « l’originalité et à la pertinence » de ses reportages. Ils ont été particulièrement impressionnés par « ses prises de risque sur le terrain [qui] lui permettent d’approcher des phénomènes de société sous des angles inédits ».

Affectée aux affaires criminelles et policières à La Presse, Mayssa Ferah s’est intéressée de près à la montée de la criminalité et de la violence par arme à feu dans la grande région de Montréal dans la dernière année, n’hésitant pas à rencontrer des membres de gangs de rue directement liés à des fusillades.

« Je suis vraiment contente et même un peu surprise parce que les faits divers, c’est souvent peu valorisé et, pourtant, on commence tous par là. C’est un bel encouragement à poursuivre là-dedans », a souligné Mayssa Ferah en recevant son prix. Elle en a profité pour remercier ses patrons qui lui font « confiance depuis le jour un », ainsi que ses collègues, dont le photojournaliste Patrick Sanfaçon.

Le jury a également décerné une mention d’honneur à la journaliste du Journal de Montréal Clara Loiseau, louant « son bon jugement, son éthique de travail, sa créativité ainsi que la qualité de son écriture ». Son « courage à accepter des missions difficiles pour réaliser des reportages dans des conditions complexes » a particulièrement interpellé les membres du jury. La journaliste s’est par exemple penchée sur la question des armes à feu ou encore celle de l’avortement aux États-Unis dans la dernière année.

« Si j’ai enchaîné les reportages à l’étranger, c’est parce que j’ai la chance d’avoir des boss qui croient en ce que je fais, merci beaucoup au Journal de Montréal », a déclaré pour sa part Clara Loiseau.

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