Les flâneuses

Photo: Le Devoir

Manon Dumais

Pour les nostalgiques de Sissi

Moins sucrée que les films des années 1950 avec Romy Schneider, moins consistante que la série The Crown sur les Windsor, la somptueuse série allemande L’impératrice trace un portrait plus charnel et plus sombre, mais encore trop sage, d’Élisabeth de Wittelsbach, mariée à 16 ans à l’empereur d’Autriche-Hongrie, François Joseph, 23 ans. Relatant les premiers mois du couple royal, sous le regard sévère de l’archiduchesse Sophie de Bavière, la série fait la part belle aux maladroites manoeuvres politiques et à la grogne du peuple autrichien au moment où la Russie étend son territoire. Sur Netflix.


Caroline Montpetit

Le Donbass comme si vous y étiez

 

Journaliste au quotidien Le Monde, Benoît Vitkine a une connaissance intime de la guerre en Ukraine : les vibrations des explosions, les trous d’obus sur les routes, les morts prématurées encombrant les cimetières. Mais il connaît aussi la vie qui y bat. En 2018, il signait le roman policier Donbass, où on suit l’enquête sur le meurtre d’un enfant au milieu d’un trafic de charbon de contrebande, entre les territoires occupés par la Russie et ceux conquis par l’Ukraine. Regard sur cette guerre et les conflits identitaires ulcérés qui en découlent.


Odile Tremblay

À voir au Festival du nouveau cinéma

 

Voici quelques suggestions pour le FNC. EOde Jerzy Skolimowski, coup de chapeau magistral à Au hasard Balthazar de Bresson. Des cadrages époustouflants et une oeuvre boule-versante et déjà immortelle : le film éblouit. À voir aussi : La femme de Tchaïkovski du Russe désormais exilé Kirill Serebrennikov. Pour sa plongée dans l’esprit de la femme désavouée du grand compositeur homosexuel, pour sa mise en scène de vertige, pour son actrice Alyona Mikhailova. Également, Pacifiction d’Albert Serra. Cette fresque impressionnante tournée à Tahiti brosse un portrait de la colonisation avec un art, des couleurs et une puissance inouïs.


Amélie Gaudreau

Réflexion «secondaire» intérieur

En cette saison des examens d’admission aux écoles secondaires privées, le balado Chacun sa classe de Karine Dubois est une belle occasion pour les parents d’élèves de la fin du primaire de réfléchir à cette étape cruciale et aux dilemmes parfois douloureux qui s’y attachent. Ce tour d’horizon critique, inspiré de l’école « à trois vitesses » et de ses effets sur le système d’éducation québécois et ses acteurs, élèves compris, donne quelques pistes de solution intéressantes. Sans prétendre résoudre cette complexe équation. Sur OhDio.


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