Françoise Riopelle s’éteint à 95 ans

Née en 1927 à Montréal, celle qui est née sous le nom de Françoise Lespérance est notamment connue comme la fondatrice de la première école de danse moderne au Canada.
Photo: Regroupement québécois de la danse Née en 1927 à Montréal, celle qui est née sous le nom de Françoise Lespérance est notamment connue comme la fondatrice de la première école de danse moderne au Canada.

La chorégraphe et signataire du Refus global Françoise Riopelle est décédée lundi à l’Hôpital général juif, a annoncé sa famille. Elle était âgée de 95 ans.

Née en 1927 à Montréal, celle qui est née sous le nom de Françoise Lespérance est notamment connue comme la fondatrice de la première école de danse moderne au Canada. Mariée dès l’âge de 19 ans au peintre Jean Paul Riopelle, elle s’installe à Paris avec son époux un an plus tard. Elle y fréquentera la scène artistique pendant plus de 10 ans, entre 1946 et 1958, notamment en effectuant des stages de danse moderne.

De retour à Montréal, en 1958, elle fonde sa propre école de danse. Avec l’artiste Jeanne Renaud, elle crée en 1961 le Groupe de danse moderne de Montréal, dont l’école est la première consacrée à ce style au Canada.

Françoise Riopelle est entre autres connue comme étant l’une des 16 signataires du Refus global, un manifeste artistique subversif qui remettait en cause les valeurs traditionnelles du Québec et qui a pavé la voie à une ouverture accrue de la province à la modernité. Deux signataires du Refus global sont toujours en vie, soit Madeleine Arbour et Françoise Sullivan, toutes deux âgées de 99 ans.

Françoise Riopelle a également enseigné au Département de théâtre de l’Université du Québec à Montréal dès l’ouverture de l’établissement, en 1969. Elle a élevé deux filles nées de son union avec Jean Paul Riopelle, Yseult et Sylvie.

La directrice générale du Regroupement québécois de la danse (RQD), Nadine Medawar, a réagi par écrit à l’annonce. « Le RQD est profondément attristé par la nouvelle du décès de Françoise Riopelle, membre honoraire du RDQ et l’une des pionnières de la danse moderne au Québec », a-t-elle déclaré au Devoir.

« Le RDQ célèbre son authenticité et sa générosité artistique, qui ont repoussé les limites à travers ses nombreuses contributions au secteur de la danse », a ajouté celle qui dirige l’organisme représentant les professionnels et les regroupements du milieu québécois de la danse.

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