À Québec, de l’art éphémère sous toutes ses formes

Catherine Couturier
Collaboration spéciale
Les Mosaïcultures s’installent pour la première fois à Québec du 24 juin au 10 octobre.
Photo: Photo fournie des Mosaïcultures Les Mosaïcultures s’installent pour la première fois à Québec du 24 juin au 10 octobre.

Ce texte fait partie du cahier spécial C'est l'été

Au détour d’une rue ou bien planté dans le lieu historique du parc du Bois-de-Coulonge, l’art éphémère sera partout dans la Vieille Capitale.

Une première à Québec

Les Mosaïcultures promettent l’exposition la plus spectaculaire en 20 ans et s’installent pour la première fois à Québec, du 24 juin au 10 octobre, au parc du Bois-de-Coulonge. La corporation des Mosaïcultures internationales de Montréal existe depuis 1999. Elle a organisé 5 compétitions internationales, 7 expositions et a réalisé plus de 100 œuvres dans une vingtaine de pays.

Sous le thème Il était une fois… la Terre, l’exposition propose 200 œuvres (à 80 % inédites) regroupées dans 20 tableaux créés avec plus de 6 millions de plantes par la centaine d’horticulteurs à pied d’œuvre. Un hommage particulier a été rendu à la culture huronne-wendate, par l’intégration d’éléments autochtones dans un des tableaux et la participation du Conseil de la Nation huronne-wendate qui a organisé un concours auprès des artistes wendats pour la réalisation de deux fresques de 45 mètres carrés.

Sur le site historique du parc du Bois-de-Coulonge, au bord de la falaise de Sillery, le parcours se déroule en cinq temps. La pergola représente la maison du lieutenant-gouverneur aujourd’hui disparue, et à ses pieds, des papillons gigantesques et une grande tortue. Le visiteur explore ensuite le monde arctique et antarctique et leurs animaux emblématiques : ours polaire, albatros, baleine, etc. La troisième station présente les espèces menacées de la planète, tandis que la quatrième donne la place à la nation huronne-wendate : arches inspirées de la maison longue, fresques, potager mettant en vedette « les trois sœurs », soit la courge, le haricot et le maïs. Le parcours se termine par le tableau « La ferme », qui met en scène Elzéard Bouffier, « l’homme qui plantait des arbres », entouré de chèvres, de chevaux, de lapins et de son chien de berger.

De l’art à tous les coins de rue

Exmuro organise, en collaboration avec la Ville de Québec, la 9e édition de Passages insolites. Visiteurs comme citadins pourront admirer les œuvres d’art éphémères de 19 artistes, du 25 juin au 10 octobre, au fil de leur promenade dans la vieille ville. S’insérant dans la ville, les œuvres surprennent le visiteur, injectant de la magie dans le cadre urbain, et propageant « une véritable culture de l’insolite ». La programmation complète sera dévoilée sous peu.

Photo: Stéphane Bourgeois L'œuvre «Quand mon père est mort, c'était comme si une bibliothèque entière avait brûlé», de Susanna Hesselberg (2015)

Le parcours se concentre cette année dans les secteurs de la place Royale, du Petit-Champlain et du Vieux-Port, de l’îlot des Palais jusqu’au traversier, pour un total de 2,3 km. Grâce à ce parcours ainsi concentré, les visiteurs pourront plus facilement découvrir l’ensemble des œuvres. Plusieurs artistes de cette édition abordent des questions sociopolitiques d’actualités : environnement, décolonisation, géopolitique. Les œuvres dans l’espace public permettent d’amorcer une réflexion, une rencontre et une réconciliation autour de ces questions brûlantes.

L’artiste Gabrielle Laïla Tittley, alias Pony, a été désignée comme première ambassadrice de l’histoire de Passages insolites. Pour cette artiste engagée, parrainer un événement comme Passages insolites, qui rend l’art accessible, allait de soi. Elle animera le balado Soif d’insolites, où elle mettra en lumière dans vingt capsules le travail et l’intention des artistes de l’édition 2022, de même que ses coups de cœur. Gabrielle Laïla Tittley a aussi conçu le chandail officiel de l’événement, et prendra part à une visite guidée lors du lancement le 25 juin.

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