Coup de coeur et coup de gueule sur la Croisette

Bonjour au Masque de fer, et les ratés de la technologie du 75e Festival de Cannes.
Photo: Stefano Rellandini Agence France-Presse Bonjour au Masque de fer, et les ratés de la technologie du 75e Festival de Cannes.

Coup de cœur : bonjour au Masque de fer

La Croisette et le bord de mer, ce n’est pas joli, joli : trop construit, trop bruyant. Mais le premier jour du Festival, on a le temps de monter au Suquet, le vieux village qui surmonte la baie, bien préservé avec ses ruelles étroites et ses passages voûtés. On s’arrête devant la tour du XIIe siècle où, déclare la légende, le Masque de fer se serait réfugié après s’être évadé de la forteresse de l’île Sainte-Marguerite. Son spectre hante les lieux, assure une plaque. Ce célèbre prisonnier était, paraît-il, le frère jumeau de Louis XIV. On le salue en se souhaitant « Bon festival ! » Il ne dit mot. Pas grave !

Coup de gueule : les ratés de la technologie

Partout ici, les festivaliers grognent et soupirent. La billetterie électronique, passage obligatoire depuis l’an dernier pour assister à une projection, est non seulement mal conçue, mais quand par miracle on parvient à se connecter, les séances intéressantes affichent complet. Nous voici condamnés à manquer des films. Par-dessus le bouquet, l’Internet du Palais des festivals n’en finit plus de connaître des ratés. Lundi, une panne totale de cinq heures, mardi des connexions impossibles pour certains ordis (le mien, bien sûr). L’informatique relève à Cannes du cauchemar climatisé. Grrr !

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