Les flâneurs

Photo: Le Devoir

Véronique Chagnon

Animaux en perdition

Avec Animal, le documentariste français Cyril Dion présente le miroir dystopique de son lumineux Demain (2015), qui portait sur les solutions à la crise écologique. Cette fois, ça va mal. La grande extinction des espèces est commencée, les enfants portent le sort du monde sur leurs épaules et les politiciens fuient dans les couloirs des parlements. Le film ne révolutionne pas le genre, mais la candeur des questions posées par ses protagonistes, deux jeunes militants pour l’environnement, a le mérite de nous ramener à celle-ci, fondamentale : comment est-on devenus si insensibles au sort du reste du vivant ? En salle.

 


Amélie Gaudreau

Histoire orale de grands albums
Le titre du balado est accrocheur :
Y a pas juste Céline. Et il l’est avec raison. Cette courte série produite par la Fabrique culturelle s’attarde aux origines de six grands albums québécois des dernières décennies, à travers les confidences de leurs créateurs, ou de leurs proches collaborateurs quand ces artistes ne sont plus de ce monde. Des opus marquants de Richard Desjardins, de Fred Fortin, de Lhasa, de Boule Noire, de Karkwa et de Muzion passent ce test du temps, qui révèle ainsi toute leur richesse, leur pertinence et leur impact sur l’histoire de la musique d’ici. Un exercice de mémoire émouvant.


Christian Saint-Pierre

Faire à nouveau connaissance

Quand elle a fait paraître Haïku, en 2019, un album réalisé par Fred Fortin, il y avait huit ans que Diane Tell ne nous avait pas donné de nouvelles chansons. L’heure est venue de goûter ce disque sur scène, accompagné de perles tirées du vaste répertoire de la chanteuse au timbre unique, des titres aux arrangements jazz irrésistibles entre lesquels se glissent de délectables anecdotes sur la vie d’une Abitibienne en Suisse. Avec le saxophoniste Julien Fillion et le contrebassiste Olivier Babaz, des musiciens hors pair, Diane Tell parcourt le Québec jusqu’au 29 avril.

 


Odile Tremblay

Notre-Dame embrasée
Tous ceux qui ont tremblé, ahuris, en voyant sur leur petit écran la cathédrale Notre-Dame de Paris flamber et sa flèche s’écrouler il y a trois ans peuvent apprécier le film de Jean-Jacques Annaud Notre-Dame brûle, sur un scénario de Thomas Bidegain. On avait vu des documentaires sur le sujet, mais cette recréation du brasier, des hauts faits des pompiers et des prières des témoins nous entraîne ailleurs. Ici, les gargouilles crachent une lave de plomb et les flammes environnent les sauveteurs d’icônes et de reliques. Le miracle, c’est que l’édifice le plus visité du monde ne se soit pas écroulé.

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