Le Musée de la civilisation officialise la vente de la Maison Chevalier

L’évaluation foncière de la Maison Chevalier pour le rôle d’évaluation 2019-2020-2021 est de 2 130 000$.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir L’évaluation foncière de la Maison Chevalier pour le rôle d’évaluation 2019-2020-2021 est de 2 130 000$.

Le Musée de la civilisation a officialisé vendredi la vente de la Maison Chevalier au prix de 2,2 millions de dollars à une filiale du Groupe Tanguay, une transaction qui suscitait la controverse depuis des jours.

Le prix de vente tient compte des travaux qui doivent être réalisés à court terme sur le bâtiment, notamment une réfection de l’enveloppe extérieure, a indiqué l’institution dans un communiqué en précisant que ces travaux sont estimés à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Gestion 1608, une division du Groupe Tanguay, a confirmé sa volonté de maintenir une vocation publique à la Maison Chevalier. L’entreprise s’engage à garder en bon état le bâtiment tout en se conformant aux nombreuses dispositions de la Loi sur le patrimoine culturel.

« Mentionnons entre autres que l’acquéreur ne peut subdiviser, morceler ou détruire en tout ou en partie l’immeuble, a affirmé le Musée dans le communiqué. Il ne peut pas non plus modifier l’aménagement ou l’implantation du bâtiment. Il ne peut faire ni construction, réparation ou modification relativement à l’apparence, à la signalisation, à l’utilisation de matériaux, sans se conformer aux exigences patrimoniales dictées par cette loi. »

Plusieurs opposants ont réclamé que la ministre de la Culture Nathalie Roy empêche la transaction pour garder cet édifice patrimonial dans le domaine public.

 

L’évaluation foncière de la Maison Chevalier pour le rôle d’évaluation 2019-2020-2021 est de 2 130 000 de dollars, a indiqué l’institution en ajoutant que la valeur marchande de la propriété se situe entre 2 460 000 $ et 2 640 000 $, sans les coûts de restauration de l’enveloppe du bâtiment.

La vente a été approuvée par un décret gouvernemental daté du 22 septembre 2021.

Les conditions de la promesse bilatérale de vente et d’achat étant respectées, l’acte de vente a été signé le 29 octobre 2021. Il prévoit une prise de possession le 1er novembre 2021.

La députée libérale Christine St-Pierre, qui a demandé à Mme Roy d’empêcher la transaction, a accusé la ministre de ne pas être à la hauteur de sa fonction.

« Les livres d’histoire vont retenir que la fossoyeuse du patrimoine, c’est la ministre Nathalie Roy », a-t-elle dit en dénonçant l’opacité entourant la transaction.

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