Les flâneuses

Illustration: Le Devoir
Valérie Duhaime

Insondable Bo

Une pandémie meurtrière, est-ce un bon moment pour faire des blagues ? C’est la question à laquelle ne répond pas l’acteur, auteur, réalisateur et humoriste américain Bo Burnham dans son spécial Inside. Il s’agit d’un ovni humoristique et musical entièrement conçu et réalisé en solo pendant le confinement. Une performance troublante et brillante livrée par le surdoué, récemment vu dans Promising Young Woman, qui invente ici sa propre niche. C’est pas parce qu’on pleure que c’est pas drôle. Sur Netflix.


Manon Dumais

De la cuisine à la cour

Qu’obtiendrait-on si l’on mélangeait Le festin de Babette et Les liaisons dangereuses et qu’on assaisonnait le tout d’un soupçon de Rebecca et d’une larme de Jane Eyre ? Sans doute quelque chose qui se rapprocherait de La cuisinière de Castamar, somptueuse série espagnole, d’après le roman de Fernando J. Muñez, où l’on suit la relation entre une cuisinière agoraphobe (Michelle Jenner) et un duc endeuillé (Roberto Enríquez). Les amateurs de La chronique de Bridgerton, série érotico-romantique en costumes, y trouveront certainement matière à se sustenter. À déguster sur Netflix.


Annabelle Caillou

Ciné-nostalgie

On apprenait au début du mois que le cinéaste Ricardo Trogi finalisait l’écriture d’un 4e film autobiographique qui viendra apporter une suite aux films 1981, 1987 et 1991. Cette fois-ci, Trogi nous emmènera en 1994-1995, lors de ses débuts dans le milieu du cinéma avec sa participation à La course destination monde. Puisque le cinéaste ne s’attend pas à tourner avant l’été 2022, il va falloir patienter avant de découvrir la suite des aventures du jeune Ricardo, joué par Jean-Carl Boucher. L’occasion parfaite pour se replonger dans les trois premiers volets, disponibles sur Netflix depuis peu !


Maïka Yargeau

Aux amoureux de crossover

Il fait sourire les grands autant que les petits. Les amateurs du film précédent, sorti en 1996, ne pleureront pas Michael Jordan qui est brillamment remplacé par LeBron James dans cette version contemporaine. Avec une distribution presque entièrement noire et ne comptant que des femmes fortes, Basket spatial. Une nouvelle ère prouve qu’il est plus que réalisable de créer une histoire intéressante sans être obligé d’y mettre des Blancs ou des nunuches. Un classique remarquablement revisité et dont les multiples références et crossovers sauront charmer les amoureux de Warner Bros.


Une version précédente de ce texte, qui indiquait que le précédent film Basket spatial était sorti en 2003, a été corrigée.