Les flâneuses

Illustration: Le Devoir
Catherine Lalonde

Sexisme dans l’édition française

Dans son édition de juillet, le magazine Livres Hebdo consacre un dossier très étoffé au sexisme dans l’édition française. En son cœur, une enquête maison, qui fait le point sur ce que vivent et observent les gens du milieu. Les chiffres restent dans la gorge. Les suggestions constructives de changement — y compris le prolongement du congé de paternité ou l’instauration de garderies dans les salons du livre, et pourquoi pas ? — abondent aussi. Le Québec, où l’édition est moins puissante et où les jeux de pouvoir sont un peu plus doux, y est présenté comme ayant une importante longueur d’avance. À lire.


Manon Dumais

La malédiction de Shadyside

Poursuivis par une horde d’horribles tueurs possédés par l’esprit d’une sorcière vengeresse, des adolescents tentent de conjurer le mauvais sort qui s’acharne sur leur petite ville depuis 1666. Croisement improbable entre les séries Wet Hot American Summer, Stranger Things et Riverdale, la trilogie Fear Street, d’après les romans jeunesse de R. L. Stine (Chair de poule), devrait amuser les nostalgiques des slashers des années 1970 à 1990 avec ses nombreux clins d’œil aux films de John Carpenter, de Tobe Hooper et de Wes Craven. Sur Netflix.


Caroline Montpetit

Jouer sous les étoiles

C’est du théâtre, plus que du cirque. Mais quand même. Manon Lussier, de La compagnie La Fratrie, est irrésistible en Cassiopée et en Héra dans Les étoiles tomberont, spectacle multimédia extérieur présenté à la tombée du jour au Festival Montréal complètement cirque. Le spectacle revisite, façon 2021, les mythes grecs à l’origine des noms des constellations : Cassiopée, la Grande Ourse et sa Petite Ourse, Orion. Pour peu que la nuit soit claire et étoilée, l’effet est majestueux, grâce au jeu des comédiens, des somptueux costumes de Dave Saint-Pierre et de la mise en scène d’Alex Trahan.


Annabelle Caillou

Les histoires d’a.

À l’heure du déconfinement et des retrouvailles avec les applications de dating pour remplir son calendrier estival, ceux qui cherchent l’amour — le vrai, là, avec un grand A — gagneraient à parcourir le dernier essai de France Ortelli, Nos cœurs sauvages (Arkhê). L’autrice y explique pourquoi le nombre de célibataires a explosé dans les dernières années et en quoi Tinder, Bumble, Happn et compagnie en sont en partie responsables. Responsables d’offrir aux célibataires un choix tellement grand dans l’univers des possibles que rencontrer la bonne personne en devient finalement… impossible.