Découvrir la richesse des traditions autochtones au Jardin botanique

Espace pour la vie Collaboration spéciale
Savais-tu que l’on peut fabriquer une poupée à partir des feuilles enveloppant un maïs?
Photo: Michel Tremblay Savais-tu que l’on peut fabriquer une poupée à partir des feuilles enveloppant un maïs?

Ce texte fait partie du cahier spécial Le Petit D

Connais-tu la banique ?

La banique est un pain à base de farine, d’eau et de sel. Les peuples autochtones préparaient ce pain à partir de sève, de racines ou de plantes. Par exemple, les Iroquoiens cuisinaient la banique avec de la farine de maïs. Au contact des Européens, qui sont arrivés en Amérique il y a 500 ans, les Autochtones ont intégré la farine de blé dans leur recette. Un échange culturel qui perdure encore aujourd’hui ! Tu peux trouver plusieurs recettes simples à réaliser. Et, si tu as la dent sucrée, tu peux même y ajouter des fruits séchés ou des pépites de chocolat.

Savais-tu aussi que certains peuples, comme les Innus, ont plusieurs mots pour décrire la farine ? En effet, ils la nomment différemment selon son aspect : mouillée, froide, sèche, blanche, moulue, etc.

Des poupées faites de maïs

Les Hurons-Wendats et les Mohawks gardaient les longues feuilles et les soies des maïs. Après une période de séchage, ils les tressaient et les pliaientde façon à fabriquer des poupées pour leurs enfants. Selon une légende iroquoienne, la poupée possédait auparavant un beau visage, mais celle-ci passait trop de temps à se regarder et a perdu sa beauté par vanité. C’est ainsi que les poupées sont souvent sans visage. Si tu viens faire un tour au Jardin des Premières-Nations au Jardin botanique de Montréal, tu pourras admirer quelques modèles de poupées de maïs.

Lors de ta prochaine épluchette de blé d’Inde cet été, tu verras sûrement ton épi d’un autre œil : amuse-toi à créer ta propre poupée !

Toutes sortes de maisons

L’été, plusieurs familles explorent différents types d’hébergement pour sortir de la maison. Un beau prétexte pour découvrir les différents types d’habitations présentés au Jardin des Premières-Nations !

Le tipi est une habitation traditionnelle d’été facilement reconnaissable. Elle est semblable à une tente de camping, sauf qu’elle est de forme conique et est fabriquée avec des branches de bois et des peaux d’animaux. Le tipi était très pratique pour les peuples nomades. Comme ils se déplaçaient souvent pour la chasse et la pêche, ils avaient besoin d’une habitation qui se monte rapidement.

Photo: Michel Tremblay Un wigwam, dont la structure est fabriquée avec des perches de bois

Le wigwam, quant à lui, ressemble beaucoup au tipi, mais est beaucoup plus solide avec ses parois d’écorce. Les Micmacs, les Malécites et les Abénaquis construisaient ce type d’habitation. Le wigwam peut également accueillir quelques familles et servir temporairement d’abri pendant les voyages.

Lorsqu’ils ne se déplaçaient pas, les Autochtones, comme les Mohawks, les Abénaquis et les Hurons-Wendats, fabriquaient des maisons longues qui pouvaient abriter plusieurs familles. Faites en bois et recouvertes d’écorce, elles tenaient les occupants au chaud pendant l’hiver et étaient utilisées pour entreposer la nourriture. Encore aujourd’hui, les peuples autochtones construisent ces types d’habitation.

Pendant tes vacances cet été, viens te promener au Jardin des Premières-Nations pour tenter de repérer les poupées de maïs et les différentes habitations des peuples autochtones. Tu y feras sûrement des découvertes étonnantes ! 

La Journée nationale des peuples autochtones

Plusieurs célébrations sont organisées pour honorer et souligner la présence des peuples autochtones au Canada. Le 21 juin a été spécialement choisi par les peuples autochtones, car c’est le solstice d’été, la journée la plus longue de l’année !



À voir en vidéo