Les flâneurs

Illustration: Le Devoir
Manon Dumais

Robots rebelles

Lancé il y a quelques semaines sur Netflix, Les Mitchell contre les machines met en scène une étudiante en cinéma qui doit lutter contre des robots avec sa famille dysfonctionnelle afin de sauver l’humanité. Fourmillant de clins d’œil aux films de genre et à la culture populaire, ce premier film d’animation de Mike Rianda et Jeff Rowe, aussi déjanté qu’émouvant, combine habilement des réflexions sur la famille, notre rapport à l’image et l’omniprésence des nouvelles technologies. Avec les voix d’Olivia Colman, Eric André, Maya Rudolph, Beck Bennett et Fred Armisen.


Odile Tremblay
Le nouveau «King Dave»

Ceux qui ont aimé le monologue coup-de-poing King Dave d’Alexandre Goyette à La Licorne et son adaptation cinématographique par Podz se retrouveront à la fois en terrain familier et étranger avec son troisième avatar chez Duceppe. Goyette n’est plus devant nous, remplacé par Anglesh Major, avec qui il a remanié le texte. Voici le roi des perdants dans sa spirale de violence devenu un Afro-Québécois faisant face au racisme. Le jeune interprète, surtout en seconde partie, possède un tel charisme et la débâcle de son personnage apparaît si crédible et tragique qu’on en sort encore plus sonnés et transportés.


Philippe Renaud
Billie par Billie

La pop star du moment Billie Eilish prépare habilement la sortie de Happier than Ever, son second disque, attendu le 30 juillet. Peu après avoir présenté la belle et douloureuse Your Power, troisième extrait, elle a fait chauffer les réseaux sociaux avec son nouveau look en une du British Vogue. Elle effectue ces jours-ci la tournée des plateaux télé pour promouvoir l’arrivée mardi dernier de Par Billie Eilish (Édito), album photo de plus de 300 pages destiné à ses plus fervents admirateurs et présenté comme « une fenêtre intime sur sa vie » et, surtout, sur sa fulgurante ascension.


Louise-Maude Rioux Soucy
Dans un futur près de nous

L’irrésistible Théâtre du Futur (Le clone est triste, Clotaire Rapaille, L’opéra rock) fête 10 ans de création déjantée et singulière avec l’ovni théâtral La colère des doux. La comédie futuriste, qui nous plonge dans un monde éclaté en d’innombrables microcollectivités sous l’effet de la polarisation outrancière, n’a rien d’un téléthéâtre. Olivier Morin, Guillaume Tremblay et Navet Confit ont plutôt imaginé une carte virtuelle dans laquelle on se balade un peu comme dans les livres dont vous êtes le héros au fil de chapitres plus déroutants les uns que les autres. Aux Écuries, jusqu’au 30 mai.