«Ce qui reste des hommes»

Photo: Éditions Actes Sud, photomontage «Le Devoir»

N’ayant que l’écriture pour partenaire durant le confinement, l’écrivaine Vénus Khoury-Ghata (La femme qui ne savait pas garder les hommes, Mercure de France, 2015) s’est livrée à une réflexion sur la solitude, surtout celles des femmes d’âge mûr. En résulte ce bref roman, aussi pétillant que pathétique sur fond d’idylles crépusculaires, où l’autrice octogénaire trace d’une plume acidulée le portrait de deux amies, Diane, romancière divorcée, veuve, sans enfants ni chats, et Hélène, veuve inconsolable depuis 20 ans. Tandis que la première part à la recherche de ses ex-amants dans l’espoir de faire de l’un d’eux son compagnon post-mortem — il y a deux places dans la concession qu’elle vient d’acheter —, la seconde croit avoir découvert les assassins de son mari, deux hommes charmants, dans sa villa sur la Riviera qu’elle souhaite vendre. S’ensuivent des péripéties coquines et des répliques corrosives au travers desquelles se confrontent férocement le désir féminin et leregard masculin.

 

Ce qui reste des hommes

★★★ 1/2

Vénus Khoury-Ghata, Actes Sud / L’Orient des livres, Paris, 2021, 125 pages