Ruée vers les musées

Au Musée des beaux-arts de Montréal, qui a dû annuler l’exposition «Les origines du monde» à cause de la pandémie, et qui a plutôt prolongé Riopelle: à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones», on affiche presque complet jusqu’au 2 mars, mais on se prépare à ajouter des places.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Au Musée des beaux-arts de Montréal, qui a dû annuler l’exposition «Les origines du monde» à cause de la pandémie, et qui a plutôt prolongé Riopelle: à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones», on affiche presque complet jusqu’au 2 mars, mais on se prépare à ajouter des places.

Dans le désert culturel occasionné par la pandémie, la réouverture des musées donne une bouffée d’air frais. Et la clientèle est au rendez-vous, bien que forcée de s’inscrire en ligne à l’avance. Au point que plusieurs musées, tenus d’appliquer des règles sanitaires et de restreindre les visites, affichent déjà complet pour les prochains week-ends.

Au Musée national des beaux-arts du Québec, l’exposition Turner et le sublime, qui a finalement ouvert ses portes après deux reports, affiche complet cette semaine et « la dernière semaine de février se remplit rapidement », dit la responsable des communications du musée, Linda Tremblay. Le musée peut accueillir 80 personnes par heure en respectant les consignes sanitaires.

Au Musée d’art contemporain (MAC), où quatre nouvelles expositions, qui devaient être présentées cet automne, prennent enfin l’affiche, le week-end des 20 et 21 février est déjà complet, mais il reste des places en semaine.

On peut y voir les expositions La machine qui enseignait des airs aux oiseaux, qui réunit des œuvres de 34 artistes montréalais, Des horizons d’attente, qui présente 21 œuvres récemment acquises par le MAC, et l’installation vidéo à trois écrans John Akomfrah : Vertigo Sea, sur le thème de l’océan.

Au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), qui a dû annuler l’exposition Les origines du monde à cause de la pandémie, et qui a plutôt prolongé Riopelle : à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones, on affiche presque complet jusqu’au 2 mars, mais on se prépare à ajouter des places. « Nous accueillons 135 visiteurs par heure et, pour l’instant, 500 à 600 visiteurs par jour », dit Maude Béland, responsable des communications pour le musée, qui compte ajouter une nouvelle plage horaire de 15 places sous peu. « Depuis l’annonce de notre réouverture, 13 300 billets ont été réservés au MBAM », dit-elle.

Sortir des sentiers battus

L’achalandage des grands musées, salué par la Société des musées du Québec (SMQ), peut aussi fournir l’occasion aux amateurs de découvrir les musées de quartier, plus petits et moins connus, dit la directrice des communications de la SMQ, Katia Macias-Valadez.

« Sur les 275 établissements du Guide des musées du Québec, 123 sont ouverts ou ouvriront au courant des mois de février et mars, soit 45 % de nos membres », ajoute-t-elle. Outre les musées saisonniers, qui ne sont ouverts qu’en période estivale, des musées comme le Centre des sciences de Montréal demeurent présentement fermés. « La programmation du Centre des sciences est très interactive et nécessite beaucoup de manipulation », explique Katia Macias-Valadez.

À la galerie Art Mûr, rue Saint-Hubert, qui présente la toute nouvelle exposition Terra Nova réunissant 42 artistes sur le thème de la pandémie et de l’avenir, la clientèle était aussi au rendez-vous samedi dernier, dit le codirecteur François Saint-Jacques. La galerie, de grande taille, peut accueillir 60 personnes à la fois.

La Fonderie Darling, qui présente notamment l’exposition de Cynthia Girard-Renard Sans toit ni loi, les cétacés du Saint-Laurent, a quant à elle enregistré une fréquentation record samedi dernier.

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