France - Paris-Plage reprend ses quartiers aujourd'hui

Paris — Pour la troisième année consécutive, l'esprit «Paris-Plage» souffle à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 20 août sur les berges de la Seine.

En 2003, ce site balnéaire éphémère, dont le concept a été repris depuis à Lyon, à Toulouse, à Berlin et à Budapest notamment, avait accueilli trois millions de visiteurs.

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, inaugurera Paris-Plage, qui porte sa marque et celle de son adjoint écologiste Denis Baupin, aujourd'hui à midi.

Cette opération fait aujourd'hui l'objet d'un relatif consensus après les critiques qui avaient accompagné sa création. L'opposition de droite municipale dénonçait alors la «gauche paillettes».

Tirant les leçons de la canicule de l'été dernier, la municipalité a décidé d'installer un bassin de baignade et d'augmenter le nombre de brumisateurs d'eau fraîche ou de fontaines d'eau potable.

Trois plages, dont une d'herbe, seront ouvertes, au lieu de deux l'an dernier. Les visiteurs y trouveront 200 transats, 40 hamacs et pourront compter sur la présence de 40 plagistes, recrutés spécifiquement pour l'occasion.

La mairie a également prévu de faciliter l'accueil pour les personnes à mobilité réduite et de renouveler les activités pour petits et grands.

Pour le reste, Paris-Plage conserve sa mise en scène qui suit le cours de la Seine sur 3,5 kilomètres de berges, entre les Tuileries et le pont Henri IV.

Au lieu des voitures, les visiteurs trouveront de nouveau du sable, de la verdure, des palmiers, des parasols et transats. Ils pourront amorcer la journée par des cours de gymnastique, faire une halte dans une buvette petit-déjeuner, s'attaquer à un mur d'escalade, jouer aux boules ou assister à différents spectacles.

Partenaires privés

La nouveauté vient de l'installation, entre le pont Marie et le pont de Sully, d'un bassin de baignade de 220 mètres carrés conçu à la manière d'une piscine municipale, avec des cabines de bain pour se changer, des distributeurs de maillots et un solarium.

À l'ombre des arbres, en face du quai d'Anjou, une bibliothèque permet d'emprunter un large éventail de livres. En face de l'île Saint-Louis, romantique à souhait, s'ouvre un atelier d'aquarelle.

Réduite l'an dernier en raison du mouvement des intermittents du spectacle, la musique revient en force cette année sous l'égide de la Fnac, qui assurera la programmation.

Deux soirs par semaine et lors des soirées d'ouverture et de clôture, se déroulent des concerts gratuits d'artistes produits par des labels indépendants.

Le budget total représente cette année un peu plus de deux millions d'euros (plus de trois millions $CAN) en incluant le coût du bassin de baignade (420 000 euros, soit 672 000 $CAN), contre 1,5 million en 2003.

L'apport des partenaires privés ou institutionnels, ainsi que diverses redevances comme celles perçues sur les buvettes, s'élève cette année à 1,378 million d'euros (2,205 millions $CAN), ce qui assure près des deux tiers du budget.

Le système de paiement électronique Moneo, qui devrait équiper les horodateurs parisiens en 2005, apporte ainsi 300 000 euros (480 000 $CAN), la Fnac 220 000 euros (352 000 $CAN), Monoprix 180 000 euros (288 000 $CAN) et Lafarge, qui fournira 2000 tonnes de sable, 80 000 euros (128 000 $CAN).