Les flâneurs

Illustration: Le Devoir
Odile Tremblay
La nordicité selon Riopelle

Sans attendre la réouverture du MBAM, le public a accès de manière virtuelle à l’exposition Jean Paul Riopelle : À la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones, qui présente 160 œuvres, dont plusieurs créées à Paris, avec un Nord mythique réinventé par son parcours artistique. Entre les bronzes de hiboux, des toiles phares comme L’étang – Hommage à Grey Owl, la sculpture Fontaine, tout en cordages et en plâtre, et d’autres pièces maîtresses, des œuvres autochtones soulignent des filiations revendiquées par l’artiste avec les premiers peuples et la nature.


Stéphane Baillargeon
Aux origines de Darwin

Darwin Online s’enrichit encore de trésors, dont deux pages manuscrites de 1858-1859 pour l’opus Magnum on the Origin of Species, probablement le livre le plus important du XIXe siècle. Le manuscrit est perdu. Les enfants de Charles Darwin en utilisaient le papier pour dessiner… Le site s’enrichit aussi de lettres du biologiste à des savants, d’une page manuscrite de Descent of Man accompagnée d’un à-valoir de 630 livres sterling de son éditeur, environ 125 000 $ d’aujourd’hui. Darwin Online a été décrit comme « vraisemblablement le portail scientifique le plus complet consacré à une figure historique ».


Catherine Lalonde
Eh bien dansez maintenant !

La chorégraphe canadienne Brittney Canda a coiffé au poteau Beyoncé en remportant le prix de la meilleure chorégraphie aux UK Music Awards. C’est Wrap me up, entre le très court métrage et la vidéo (7 minutes et des poussières), coréalisé avec Vincent-René Lortie pour Sheenah Ko, qui lui a permis de remporter la palme. Filmée dans un sous-sol d’église de Montréal avec peu de moyens, dans une ambiance glauque, tendue, hargneuse par moments, avec une diversité des genres, des races et des corps exemplaires, cette vidéo arrive à faire passer l’énergie de la danse à l’écran, chose encore très rare.


Louise-Maude Rioux Soucy
Ce qu’il faut pour se dépasser

Ce qui frappe d’abord dans Traversées, c’est la vulnérabilité assumée de ses cinq héroïnes au long cours, parties explorer les chemins battus et rabattus pendant des millénaires par les chasseurs inuits du Grand Nord québécois. Poignante à maints égards, leur difficile traversée du parc Kuururjuaq ouvre à une introspection criante de vérité. Écrit et réalisé par Caroline Côté et Florence Pelletier, ce documentaire tonifiant et inspirant offre une magnifique leçon de résilience, de bienveillance et de solidarité. À attraper sur les plateformes des cinémas Beaubien, du Parc et du Musée et du Clap.