Motion unanime pour imposer des quotas francophones aux géants du Web

Tous les partis de l'Assemblée nationale se sont rassemblés derrière la motion présentée par le Parti québécois.
Photo: Francis Vachon Archives Le Devoir Tous les partis de l'Assemblée nationale se sont rassemblés derrière la motion présentée par le Parti québécois.

L’ensemble des partis de l’Assemblée nationale réclament l’ajout de quotas francophones pour les géants du Web. Les élus ont adopté à l’unanimité une motion en ce sens mardi, présentée par le Parti québécois (PQ).

« Que l’Assemblée nationale demande au gouvernement du Québec d’exiger du gouvernement du Canada qu’il détermine des quotas justes et équitables en matière de contenu original québécois et francophone, et qu’il les inscrive dans la Loi sur la radiodiffusion », a lu le chef parlementaire péquiste, Pascal Bérubé, avant le vote.

L’absence de quotas pour le contenu francophone est l’une des principales critiques formulée à l’endroit du projet de loi C-10. Cette réforme présentée par le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, la semaine dernière étend les pouvoirs du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) aux entreprises qui diffusent du contenu en ligne, qu’elles soient étrangères ou non. Celles-ci devront également contribuer financièrement à la production culturelle canadienne.

Lors de la présentation de son projet de loi, le ministre Guilbeault avait indiqué que ce serait au CRTC de déterminer la place qui sera réservée aux productions francophones dans le contenu offert par les diffuseurs numériques comme Netflix, Crave, Spotify et Apple Music.

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