Les flâneurs

Illustration: Le Devoir
Odile Tremblay

Des perles à Cinemania

Si Aline, inspiré de la vie de Céline Dion, a dû être retiré de la programmation, le Festival Cinemania, en ligne jusqu’au 24 novembre, a d’autres films importants à offrir, dont le remarquable La nuit des rois, de l’Ivoirien Philippe Lacôte (coproduit au Québec). Autres titres à voir : Deux, de Filippo Meneghetti et le dernier François Ozon, Été 85. Par ailleurs, Cinemania rend un hommage au cinéaste québécois Louis Bélanger en présentant plusieurs films phares de l’auteur de Gaz Bar Blues et de Post Mortem.


Manon Dumais

Une dame et des pions

Avec son regard hypnotique, son élégance hitchcockienne et son jeu incandescent, Anya Taylor-Joy est l’une des meilleures actrices de sa génération. Dans Le jeu de la dame, minisérie stylisée de sept épisodes campée dans les années 1960, elle brille de mille feux en orpheline qui part à la conquête d’un univers dominé par les hommes, les tournois d’échecs. Prodigieuse, ambitieuse, passionnée, tourmentée, imparfaite, la jeune joueuse s’avère un personnage plus que fascinant comme on n’en voit que trop rarement. Chapeau au touchant Bill Camp dans le rôle de son modeste mentor. Sur Netflix.


Amélie Gaudreau

Retour comique bienvenu

Les Appendices sont de retour, en formation complète, comme s’ils n’avaient jamais quitté les ondes en 2016, ou presque… C’est l’impression que laisse le tout premier épisode de leur nouvelle offrande comique qui débarque sur Tou.tv Extra le 12 novembre. Les fans retrouveront avec bonheur certains des personnages emblématiques de leur galerie singulière, dont les hilarants Guy et René et le déconcertant commentateur de Ma opinion. Les autres pourront faire une première approche de l’univers absurde et souvent franchement niaiseux de cette belle bande de lurons. Un baume sur ce triste novembre confiné.


Valérian Mazataud

Métamorphoses

Dans son premier livre photographique, l’autopublié Chrysalises (Chrysalides), le photographe montréalais d’origine française Guillaume Tomasi s’intéresse à ces instants, imperceptibles ou traumatiques, qui changent une vie. Au fil d’une mise en page limpide, ses images discrètes explorent visuellement la métaphorique sortie du cocon de dizaines de Montréalais anonymes qui ont répondu aux lettres que l’auteur leur a adressées au hasard. Les photographies, une vitre de voiture brisée, un avion en papier écrasé dans les branchages, paraissent tombées du passé et déjà au bord de chuter dans le futur.