Les flâneurs

Illustration: Le Devoir
Olivier Sylvestre 

Chiptunes, enfer et robots géants

Nous avons eu la chance d’essayer une version préliminaire d’un jeu vidéo montréalais qui nous a donné le sourire. Panzer Paladin met en scène Flame, androïde pilote de robots géants chargée de sauver la Terre d’une invasion d’armes géantes évoquant les flammes et les démons de l’enfer. L’horreur aurait été prédite, mais cachée par le Vatican. Disons-le : Tribute Games (Flinthook) ne fait pas dans la dentelle. Le jeu de plateforme fait rétro avec un style 8-bit coloré et une trame sonore alliant chiptune et rock’n’roll. La sortie, sur Nintendo Switch et Steam, est prévue d’ici la fin de l’été.


Stéphane Baillargeon

Une conversation mondiale

La passionnante et instructive émission Le temps du débat de France Culture a publié depuis le 30 mars plus de 70 textes, un par jour, commandés à des intellectuels, des artistes et des écrivains du monde entier pour nous aider à comprendre le monde au temps du coronavirus. Les contributeurs viennent de partout, du Japon, du Liban, de Suède ou de Chine. Les textes demeurent en accès libre sur franceculture.fr. Le dernier épisode de la première saison propose en plus une synthèse de ce qu’ont révélé ces perspectives sur les expériences multiples de la pandémie comme sur l’art de la conversation à l’ère du confinement.


Manon Dumais

Quelque chose de Tennessee

Même si l’on connaît bien les pièces de Tennessee Williams, il y a de fortes chances que l’on connaisse peu ou prou ses nouvelles. C’est donc avec grand plaisir que l’on plonge dans Sucre d’orge (Hard Candy : A Book of Stories, 1954), qui réunit neuf récits du grand dramaturge américain. Pour vous donner l’eau à la bouche, dans la première du lot, « Les jeux de l’été », on renoue avec Margaret et Brick Pollitt, personnages de La chatte sur un toit brûlant, dont le mariage bat encore plus de l’aile en raison de l’alcoolisme et des infidélités du second. Sulfureux, charnel et sensuel.


Amélie Gaudreau

Pas invincibles

Le plus récent long métrage de Louis Bélanger, Vivre à 100 milles à l’heure (Crave), puise dans le même terreau nostalgique et vaguement autobiographique que Gaz Bar Blues, en offrant un récit d’apprentissage qui nous ramène dans les années 1970 et 1980. Le cinéaste propose cette fois une chronique sur un peu plus d’une décennie de trois amis de Charlesbourg, qui passent de « petits bums à moyens caïds » durant l’adolescence et la vingtaine, avec les conséquences qu’une telle existence faste et dangereuse peut entraîner. Reconstitution historique réussie et personnages attachants sont au rendez-vous.