Les flâneurs

Photo: Le Devoir
Odile Tremblay

L’espace méditatif du Centre Phi
​En cette période d’entre deux eaux, le Centre Phi est un espace à fréquenter. Les lieux se sont mis à l’ère pandémique, renouvelés avec des espaces de verdure et des sons qui vrombissent sous les lampes. Cet été, des spectacles seront présentés sur le toit. Quant à l’exposition écofuturiste Émergences et convergences, elle vous attire entre des bouquets de fleurs virtuels adaptés à votre profil et un poème immersif propice à la méditation. Des œuvres d’artistes étrangers et québécois épousent le paysage, l’architecture et les techniques picturales de pointe pour une invitation au voyage intérieur.


Manon Dumais

Pour en finir avec les clichés
​Vulgaires caricatures, dangereux psychopathes, travailleuses du sexe, victimes de meurtres haineux : en 100 ans de présence à l’écran, les personnes transgenres ont rarement eu de beaux rôles, comme le rappelle Disclosure (Identités trans : au-delà de l’image). Selon ce documentaire fort éclairant de Sam Feder, 80 % des Américains n’ont jamais rencontré de personnes transgenres et tout ce qu’ils connaissent sur la transidentité provient des médias. Avec humour et émotion, divers intellectuels et artistes transgenres témoignent de l’impact des clichés négatifs sur leur communauté. Sur Netflix.


Stéphane Baillargeon

Gallica, en cas
​Tant qu’à brancher les jeunes aux écrans, pourquoi ne pas les diriger vers le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France et son « coin des enfants », section bourrée de délicieuses propositions patrimoniales ? On y retrouve une trentaine de contes littéraires et vingt-cinq romans classiques (Robinson Crusoé, Poil de carotte…) dans les éditions illustrées par Gustave Doré ou Ivan Bilibine. Les pages coloriages classent les illustrations de manière thématique. Il y a aussi des jouets à découper, des poupées à habiller, des maisons à plier, bref, de quoi s’amuser à l’ancienne.


Louise-Maude Rioux Soucy

Au coeur des ténèbres
​Choisi Prix des lecteurs L’Express-BFMTV il y a quelques jours, Ténèbre de Paul Kawczak trônait sur le dessus de la proverbiale pile, attendant patiemment les vacances pour distiller sa magie noire. Ce récit d’aventures d’une noirceur abyssale nous transporte du nord d’une Europe grise et décadente jusque dans un Congo luxuriant et mortifère pour mieux disséquer l’horreur abjecte de l’aventure coloniale. Avec maestria, l’écrivain entrelace histoires intimes et destins collectifs, donnant chair et sang à ce grand roman d’amour et de haine dont l’empreinte s’avère profonde, voire indélébile.