Les flâneuses

Photo: Le Devoir
Odile Tremblay

Rebonjour aux momies
Ceux qui n’ont pas encore vu l’exposition Momies égyptiennes au Musée des beaux-arts de Montréal peuvent s’offrir une activité culturelle de déconfinement avec la réouverture samedi des portes de l’institution. La revoir peut être une bonne idée. Les visiteurs s’y marchaient sur les pieds, alors les nouvelles mesures de distanciation (il faut réserver en ligne) aideront à mieux admirer sarcophages, momies sous bandelettes et artefacts funéraires. Chacun aura le temps cette fois de plonger au cœur des images numériques interactives à la rencontre de six personnes momifiées, à différentes époques des ères pharaonique et romaine.


Valérie Duhaime

Des femmes en feu
Elena conjugue sa maternité au plus-que-parfait, tandis que Mia enveloppe la sienne d’un voile de mystère sous le couvert de la liberté. Dans Little Fires Everywhere, Reese Witherspoon et Kerry Washington, également productrices, incarnent deux femmes dont la rencontre fera des étincelles et laissera des cendres. Cette série tirée d’un roman de Celeste Ng prend le temps d’installer ses mystères, puis prend le temps de les résoudre. C’est à dévorer tout rond. À voir sur Amazon Prime Video.


Manon Dumais

Si Radio-Canada m’était contée
Créée au printemps 2019 à Espace libre, publiée dernièrement chez Sommetoute, Ici, pièce de Gabrielle Lessard, met en scène trois personnages pour qui Radio-Canada a joué un rôle de premier plan. Anne, ouvrière, a dû quitter le Faubourg à m’lasse lors de la construction de la grande tour ; Sébastien, fils d’un journaliste de la télé d’État, habite dans un immeuble du Centre-Sud où sa famille a été déménagée ; et Catherine, aspirante actrice, rêve de conquérir Radio-Canada. Un drame urbain prenant raconté à hauteur de petites gens où se croisent fiction, documentaire et leçon d’histoire.


Amélie Gaudreau

Anthologie amoureuse
Le concept de la première fiction originale du nouveau géant américain HBO Max (relayée ici par Crave, en anglais seulement…) est tout simple : chacune des saisons de Love Life s’emploiera à raconter l’essentiel de la vie amoureuse d’un seul et unique personnage, qu’on verra « grandir » et vieillir un peu au fil des dix épisodes. Les premiers chapitres de cette saison, qui met en vedette Anna Kendrick, exploitent bien quelques poncifs de la comédie romantique, mais compensent largement ce défaut par des personnages réalistes et moins unidimensionnels qu’on aurait pu croire, portés par des interprètes talentueux et inspirés.