À voir ou à revoir

Gabrielle Tremblay-Baillargeon Collaboration spéciale
Image tirée de «La fameuse invasion des ours en Sicile»
Photo: Maison 4:3 Image tirée de «La fameuse invasion des ours en Sicile»

Ce texte fait partie du cahier spécial La culture dans votre salon

Les jours se suivent et se ressemblent ? Voici quelques suggestions de films québécois et canadiens de toutes sortes pour illuminer votre confinement.​

Des courts métrages documentaires pour réfléchir

À l’ONF, de courts documentaires permettent d’ouvrir la discussion sur plusieurs sujets résolument actuels. Beautés, de Christina Willings (disponible le 25 mai), se penche sur la vie de cinq enfants transgenres qui réinventent la binarité des genres à leur manière, brossant au passage le portrait d’une génération qui refuse les étiquettes. Gun Killers (qui sera disponible en juin), de Jason Young, part à la rencontre d’un couple de retraités de la Nouvelle-Écosse qui, au cœur de la forêt, s’affaire à faire disparaître des fusils jugés dangereux par la Gendarmerie royale du Canada. La série Web Direction Nord, née d’une collaboration avec Red Bull, suit la relève canadienne du basket-ball professionnel : de jeunes Torontois prêts à tout pour réaliser leurs rêves.

De l’animation à voir en famille

En attendant sa réouverture, le Cinéma Moderne propose une sélectionde films à louer sur son site Web. Parmi ceux-ci, La fameuse invasion des ours en Sicile, de Lorenzo Mattotti, est une charmante production italienne qui raconte l’histoire du roiLéonce, qui verra la disparition de son fils entraîner une guerre sans merci. Le film est disponible avec sous-titres français seulement. Du côté des courts métrages, on se tourne vers Tou.tv pour rattraper gratuitement Cosmos, de Sonia Boudreau, un poétique voyage à travers la Voie lactée qui se questionne sur l’avenir de l’humanité, Shaman, d’Echo Enoche, qui illustre une légende inuite du Labrador, et La pureté de l’enfance, de Zviane, une vignette rigolote sur l’imagination débordante des enfants.

Des longs métrages pour penser l’après COVID-19

Sur la plateforme de vidéo sur demande du distributeur Les Films du3 mars, on retrouve une sélection impressionnante de documentaires qui permettent de réfléchir au monde post-COVID-19. On pense notamment à EXARCHEIA, Le chant des oiseaux, de Nadine Gomez, un film qui nous transporte le temps d’une nuit dans le quartier le plus actif politiquement de toute la Grèce. Échos d’Istanbul, de Giulia Frati, exhibe le déclin du métier de vendeur de rue en Turquie alors que Xalko, de Sami Mermer, toujours en Turquie, donne à voir un petit village kurde qui agonise, mais subsiste grâce aux femmes qui lemaintiennent en vie en attendant leurs maris exilés en Europe. Enfin, Wilcox, de Denis Côté, à mi-chemin entre le film expérimental, la fiction et le documentaire, suit un (faux) ermite dans ses tribulations erratiques.

En rattrapage

Bien que sa formule traditionnelle ait été annulée, le Gala Québec Cinéma, qui récompense le meilleur du cinéma québécois, a tout de même fait paraître sa liste de nominations il y a quelques semaines. Avant que l’onannonce (virtuellement ?) les lauréats, rattrapez les succès critiques de l’année, comme Antigone, de Sophie Deraspe, La femme de mon frère, de Monia Chokri, Jeune Juliette, d’Anne Émond, Sympathie pour le diable, de Guillaume de Fontenay, Il pleuvait des oiseaux, de Louise Archambault, et The Twentieth Century, de Matthew Rankin.