L’ONF, porte-voix des Québécois

Gabrielle Tremblay-Baillargeon Collaboration spéciale
Image tirée du documentaire «La fin des terres»
Photo: ONF Image tirée du documentaire «La fin des terres»

Ce texte fait partie du cahier spécial La culture dans votre salon

Dans la foulée de l’achat local dont Le Panier bleu s’est fait leporte-étendard, un angle mort émerge : l’achat local culturel. Après le #billetsolidaire, le visionnement solidaire ?

C'est du moins ce que propose l’ONF avec sa campagne 100 % local, une initiative portée par un message de solidarité envers les productions québécoises et canadiennes proposées gratuitement sur sa plateforme de visionnement. Car on parle bien de créations totalement locales : fidèle à son ADN, le producteur et diffuseur public quasi centenaire fait naître des courts comme des longs métrages (sans compter le volet interactif !) entièrement façonnés par des équipes canadiennes.

Plus près de chez nous, une partie du contenu de l’ONF est produit et conçu spécifiquement par et surtout pour le public québécois. Ce rôle de porte-voix des réalités et des histoires des gens d’ici, l’entité la cimente chaque année en pensant des formats et des œuvres résolument actuels, iné-dits, intéressants et divertissants. De Denys Arcand à Paule Baillargeon, les plus grands ont fait leurs premiers pas chez ce titan du film, propulsant des carrières et des réflexions d’un océan à l’autre. Dans les nombreux studios de production répartis à travers le pays, l’ONF pousse ses cinéastes à aborder les enjeux sociaux régionaux en français, en anglais et en langues autochtones.

Ici et maintenant

L’ONF a toujours été créatif et ambitieux dans la manière de diffuser ses productions. De la bien-aimée Cinérobothèque, l’organisme est passé au numérique et, au sein de son catalogue de plus de 4000 titres constamment bonifié, les archives ont bien sûr une place de choix. Il faut dire que l’ONF est l’un des chefs de file mondiaux dans la numérisation de contenu et d’archives qui datent de plus de 80 ans.

Deux conservateurs travaillent àenrichir la collection régulièrement afin de faire voir les créations du passé sous un nouveau jour : récemment, la microcollection « Les communautés asiatiques au Canada » faisait son apparition sur la page d’accueil de la plateforme, entremêlant sur ce même thème animation, documentaire et fiction. Précisons toutefois qu’à l’heure actuelle, l’ONF ne produit plus d’œuvres de fiction : l’entité gouvernementale a fait lechoix de se concentrer sur le récit documentaire, qu’il soit traditionnel ou interactif.

La recherche par mots-clés, elle,permet de trouver des films selon des sujets ou des thèmes bien précis. Enfin, des éléments de contenu éducatif par thématique et par sujet peuvent permettre aux parents de poursuivre l’enseignement à la maison, un petit coup de pouce facilité par la publication de listes de lecture hebdomadaires spécialement pensées pour les enfants. Et avec près de 300 projets présentement en branle dans les studios pancanadiens, on ne peut que s’attendre à d’autres trésors à venir sur la plateforme.

 

Quelques suggestions de l’équipe

  • Le long métrage documentaire La fin des terres (Loïc Darses, 2019)
  • Le moyen métrage documentaire Les artisans de l’atelier (Daniel Léger, 2018)
  • La série Web Ramaillages (Moïse Marcoux-Chabot, 2020)
  • Les capsules d’animation La liste des choses qui existent (Iris Boudreau et Francis Papillon, 2019)