Les flâneurs

Philippe Papineau

Phil s’invite encore (et mieux)
La chaîne V présente depuis le retour des Fêtes la deuxième saison de l’émission Phil s’invite, où l’humoriste Phil Roy débarque chez des personnalités armé de plusieurs questions et fort de multiples gags semi-louches. Ces nouveaux épisodes révèlent un concept resserré et amélioré par rapport à la saison initiale. D’une part, le contenu est davantage axé sur l’invité, et on se sert mieux de leur lieu de vie, entre autres en délaissant les petits projets de réno qui s’avéraient souvent inutiles. Sans perdre de sa répartie, Phil Roy mène aussi bien mieux ses entrevues. Le métier rentre, et c’est tant mieux pour nous.


Amélie Gaudreau

L’amour en trois temps
Il y a 25 ans sortait Before Sunrise de Richard Linklater, drame romantique voyageur qui, sous des apparences de bluette adolescente, construisait les bases d’une trilogie réaliste fabuleuse sur l’amour, ses fulgurances et ses aléas. On a pu suivre le destin de Jesse (Ethan Hawke) et Céline (Julie Delpy) dans les suites Before Sunset et Before Midnight, captés à des moments charnières de leur relation au long cours, de façon presque aussi magistrale et émouvante que dans le « chef-d’œuvre » du cinéaste, Boyhood. À voir ou à revoir, seul ou en couple.


Valérie Duhaime

Go Navarro !
Oui, elle a une côte cassée et risque de se perforer un organe au moindre choc, mais pas question de rater l’entraînement. C’est parce que Morgan est inscrite dans l’un des meilleurs programmes de cheerleading universitaire des États-Unis, au Navarro Community College dans une petite ville du Texes. La quarantaine d’athlètes de la série documentaire Cheer (Netflix) sont complètement dévoués à leur sport fait d’os brisés, de sourires exagérés et d’acrobaties surhumaines. Pas besoin de connaître le cheerleading pour être renversé par la série.


Ralph Elawani

Qu’ils partent tous

Le documentaire de Sara Nacer Qu’ils partent tous (traduction du « Yetnahaw Gaâ » scandé dans les rues d’Alger depuis mars 2019) a tout d’une première œuvre. Ce constat serait péjoratif si l’on ne considérait le film que sous l’angle technique. Or, c’est plutôt de l’ordre de l’impulsion, de la passion que cette création galvanise. Il fallait ce qu’il fallait pour immortaliser ce que personne n’aurait prédit au cours des années 1990. Lecture complémentaire en guise de preuve : Comme il a dit lui (1998, JC Lattès), de Yassir Benmiloud.