Les flâneurs


Odile Tremblay

L’art populaire en cadeau

Les amoureux de Charlevoix, mais aussi de l’art populaire, seraient comblés sous le sapin en recevant le beau livre Art populaire. Une histoire à ses débuts de François Tremblay, publié aux Presses de l’Université Laval. Dans cet ouvrage merveilleusement illustré, le directeur du Musée de Charlevoix dévoile et commente non seulement les trésors de l’art populaire de son établissement, mais aussi l’histoire à travers le monde de ce que certains ont souvent appelé avec condescendance l’art naïf. De vrais trésors sur tous supports, signés autant par le Douanier Rousseau que par Yvonne Bolduc, en passant par les peuples amérindiens.


Caroline Montpetit

De l’image comme sujet

En ces temps d’égoportraits, il fait bon de prendre une distance de l’image et de ses déroutes. C’est ce que propose Volte-face, au Musée des beaux-arts de Montréal, à travers les yeux de trois photographes : Cindy Sherman, Rachel Harrison et Laurie Simmons. Dans ces photos, tirées de la collection de David et Carol Appel, les femmes sont souvent à la fois modèles et photographes. Cindy Sherman, en particulier, se place au centre de différentes mises en scène pour faire réfléchir sur le rôle du modèle et les subterfuges du peintre ou du photographe.


Manon Dumais

Se souvenir du petit Grégory

Le 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé dans la Vologne. La France se passionne aussitôt pour cette triste affaire aux nombreux rebondissements, toujours pas résolue 35 ans plus tard. Tissée de clins d’œil au Corbeau de Clouzot et d’extraits d’archives bouleversantes, Grégory, série documentaire de Gilles Marchand, donne la parole aux journalistes, aux policiers et aux avocats qui étaient aux premières loges à l’époque. Une série si captivante que, depuis son lancement sur Netflix fin novembre, elle a relancé la chasse au coupable sur Facebook.


Philippe Papineau

Florilège musical

Le projet instrumental Flore laurentienne, du doué compositeur et orchestrateur Mathieu David Gagnon, ouvre un monde de possibles pour la musique dite « néoclassique ». Son Volume 1, d’une grande liberté, transporte l’auditeur dans des ambiances variées. Il y a une touche très orchestrale au disque (Fugue, Fleuve No. 1), mais c’est parfois presque lunaire, synthétique (Soir, Route). Flore laurentienne mérite une place quelque part entre Jean-Michel Blais, Johan Johannsson et Jean-Michel Jarre. Vous avez dit musique de film ?