Les flâneurs


Odile Tremblay

Les jeux de mots de Réjean Ducharme

Au théâtre Denise-Pelletier, la comédienne Markita Boies joue avec les dessins et les jeux langagiers tirés du Lanctume de Réjean Ducharme, album collage de jeunesse (1966) publié de façon posthume aux Éditions du passage en 2017. Le spectacle est charmant, un peu potache, ludique, dans une mise en scène de Martin Faucher. « Je suis le citoyen de ma chambre », y disait l’auteur invisible. S’y glissent un poème de Rimbaud, un texte de Lautréamont, vieux compagnons en poésie qui ont su enchanter son propre univers.


Amélie Gaudreau

Ovni télévisuel jouissif

La scénariste Joanne Arseneau réussit encore à surprendre très agréablement dans cette troisième saison de sa série policière Faits divers (sur Tou.tv Extra) dans laquelle les enquêteurs de la couronne nord doivent résoudre le meurtre d’un ufologue dans une ferme de dindons, et enquêter d’autres morts louches qui suivront… Encore une fois, la galerie de personnages secondaires hauts en couleur et l’enchaînement de leurs gaffes et décisions douteuses font le charme fou de ce thriller comique, cette fois décliné en seulement six épisodes, une formule qui sied bien au projet. Espérons que cette folle enquête ne soit pas la dernière…


Valérie Duhaime

Retour vers le passé

Depuis le 10 octobre, ICI Radio-Canada Première a agrémenté sa programmation de baladodiffusion d’une petite nouvelle qui vaut le détour. L’histoire ne s’arrête pas là revient sur des chapitres étonnants de l’histoire, avec le recul rendu possible par le temps qui passe. Le journaliste André Martineau interroge des experts et des acteurs de l’histoire, le tout étant pimenté d’extraits des inépuisables archives de Radio-Canada. Coup de cœur pour l’épisode sur l’opération FISH visant en 1939 le transfert secret de l’or de la famille royale britannique au Canada, un véritable scénario de film.


Cédric Gagnon

Ceci n’est pas qu’un coup de dés

L’auteur britannique Kieron Gillen résume son plus récent comic book comme étant un « Jumanji gothique », mais Die (homonyme anglais du verbe mourir et du mot dé au singulier) est aussi une réflexion sur la fantasy, de la création de classiques comme Le Seigneur des anneaux jusqu’à l’importance et à l’influence qu’a ce genre littéraire pour plusieurs jeunes adultes. Les illustrations éthérées de Stéphanie Hans ravissent les yeux et enrichissent l’univers complexe que les deux cocréateurs installent dans ce captivant premier tome.